Samuel Eto’o est sorti du silence. Le président de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot) a publié un long message sur ses réseaux sociaux, ce mardi 18 août. Il répond à des mois d’acharnement. Sans citer de noms, il vise ceux qui « veulent nous imposer leur médiocrité ». Une sortie qui intervient à un moment clé, à huit mois de sa réélection à la tête de l’instance.
Des détracteurs sans parcours
L’ancien attaquant dresse un portrait sans concession de ses adversaires. Il évoque des hommes « sans parcours, sans bilan et parfois sans véritable CV ». Des personnes dont « la fortune reste intraçable ». Selon lui, ces critiques veulent faire croire que la réussite serait devenue un crime au Cameroun. Leur but ? « Préserver leurs petites places et leurs petits intérêts ».
Un refus catégorique de débattre
Répondant à « un certain intellectuel » qui l’a récemment interpellé, Eto’o est catégorique. « Cela n’arrivera pas », tranche-t-il. Sa justification est claire : ils ne sont pas au « même niveau de responsabilité ni dans le même registre ». Sa priorité est ailleurs : « construire, servir et transmettre ».
Le Cameroun avant tout
Le patron du football camerounais martèle que « l’histoire s’écrit par les actes et les résultats ». Il refuse de laisser « un groupuscule » imposer un récit mensonger. Son message est celui d’un battant : il est possible de partir de presque rien, de tomber, de se relever et de réussir.
Un hommage aux Lionnes et à Paul Biya
Cette déclaration coïncide avec un moment de fête nationale. Les Lionnes indomptables ont remporté leur première Coupe d’Afrique des nations féminine, dimanche 16 août à Rabat. Elles ont surclassé le Malawi (3-0). Un sacre historique pour le Cameroun.
Eto’o dédie une « pensée particulière » au président Paul Biya. Il conclut par un slogan républicain : « Le Cameroun d’abord. Le Cameroun toujours ». Une allégeance qui résonne comme un repositionnement politique.
Un message à trois publics
Cette sortie est plus qu’une réponse. Elle s’adresse à trois publics distincts : les détracteurs, pour les disqualifier ; sa base, pour la galvaniser autour du thème du « rêve » ; et le pouvoir, pour réaffirmer sa loyauté. À huit mois de la réélection, le message est clair. La bataille ne fait que commencer.

