Accusé par Samuel Eto’o, Alioum Sidi exige des preuves et menace de le renverser en justice.

C’est un duel qui promet d’être retentissant. Alioum Sidi, ancien arbitre international et président de l’Association Camerounaise des Arbitres de Football (ACAF), a décidé de ne pas laisser passer les propos de Samuel Eto’o. Le patron de la FECAFOOT l’a accusé, sans le nommer, d’avoir tenté de faire perdre les Lions Indomptables. La réponse est tombée ce 3 septembre 2026. Elle est cinglante.

 Des accusations publiques lors d’une cérémonie officielle

Tout commence le 2 septembre 2026. Ce jour-là, Samuel Eto’o prend la parole lors d’une cérémonie officielle au siège de la FECAFOOT à Yaoundé. Il évoque le comportement d’« un ancien arbitre, militaire de son état ». L’ancien ballon d’or lui reproche d’avoir « essayé d’influencer le match Cameroun – Afrique du Sud » lors de la CAN 2025. Il affirme aussi que le même homme aurait « refait la même chose » avec les Lionnes lors de la dernière CAN féminine.

Même si son nom n’est pas cité, Alioum Sidi est formel. La description donnée ne laisse aucun doute. Il s’agit bien de lui. « Je rejette catégoriquement toute accusation, insinuation ou interprétation tendant à me présenter comme ayant cherché à influencer une rencontre internationale », martèle-t-il dans son communiqué.

Une carrière internationale irréprochable

Pour défendre son honneur, Alioum Sidi rappelle son parcours. Il a officié lors de six Coupes du Monde et de neuf Coupes d’Afrique des Nations. Il a également dirigé des centaines de rencontres africaines, dont deux finales de Ligue des Champions. Une carrière exemplaire, selon lui, qui ne supporte pas de telles insinuations. « Ces responsabilités internationales ne sont pas compatibles avec les comportements qui me sont aujourd’hui implicitement imputés », souligne-t-il.

Il insiste aussi sur son engagement en tant qu’officier de l’Armée camerounaise. Il a servi son pays avec fidélité et loyauté. Pour lui, ces accusations mettent en cause son patriotisme. Un point qu’il ne tolère pas.

 Un contexte de contentieux devant le TAS

Alioum Sidi voit dans cette sortie médiatique une perte de sang-froid. Il rappelle que l’ACAF est engagée dans un contentieux avec la FECAFOOT devant le Tribunal Arbitral du Sport (TAS). Ce contentieux porte sur le paiement de 300 millions de FCFA d’arriérés de salaires pour les arbitres. Cette circonstance expliquerait, selon lui, les propos du président de la FECAFOOT.

La menace d’une action en justice

L’ancien arbitre ne compte pas en rester là. Il somme Samuel Eto’o de produire les preuves de ses accusations. « À défaut, je me réserve le droit d’utiliser toutes les voies de droit », prévient-il. Il promet de saisir les instances compétentes pour préserver son honneur et sa réputation.

Le ton est donné. Le duel entre les deux hommes ne fait que commencer. Le football camerounais retient son souffle. Une chose est sûre : Alioum Sidi ne se laissera pas faire. Il entend bien « renverser » son adversaire sur le terrain judiciaire.

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