Elle a poignardé son fiancé, puis elle l’a mutilé. Le drame s’est joué dans le quartier Ngangue, à Douala. La nuit du mardi a basculé dans l’horreur.
Simeu Chedjou Honorine est originaire de Batoufam, près de Bayangam (région de l’Ouest Cameroun). Elle est aujourd’hui en garde à vue. Les faits sont d’une rare violence.
Tout a commencé par une dispute.
Une dispute qui a dégénéré en bagarre. La jeune femme reprochait à son fiancé son désintérêt sexuel. Elle lui faisait aussi le grief d’un manque d’attention.
Face à elle, le jeune homme est resté silencieux. Un silence qui l’a poussée à le contraindre physiquement.
Cette tentative a provoqué une colère immédiate chez lui. Il a alors prononcé des mots qui ont tout changé.
L’insulte a touché son orgueil.
Il a affirmé ne plus pouvoir avoir de rapports avec elle. Son motif : une hygiène intime qu’il jugeait déplorable. Il a évoqué des odeurs corporelles insoutenables.
Ces paroles ont été un électrochoc. Blessée dans sa fierté, Honorine a perdu le contrôle. Elle a d’abord giflé son compagnon. Les coups ont ensuite fusé de part et d’autre.
La bagarre est devenue un combat violent.
Dans un accès de rage incontrôlable, elle a saisi un couteau de cuisine. L’arme était bien tranchante.
Elle a frappé le jeune homme à plusieurs reprises. Les coups portés étaient mortels.
Mais l’horreur ne s’est pas arrêtée là. Dans le prolongement de l’agression, elle a commis un acte de barbarie.
Elle a mutilé son compagnon. Le voisinage, sous le choc, n’a pu que constater l’irréparable.
Les autorités sont rapidement intervenues.
Simeu Chedjou Honorine a été arrêtée. Elle est actuellement entre les mains des forces de l’ordre. Elle devra répondre de cet acte atroce devant la justice. L’enquête se poursuit pour éclaircir les derniers détails de cette nuit tragique. La région de l’Ouest Cameroun, d’où elle est originaire, est en deuil. Douala, elle, reste sous le choc d’un féminicide d’une rare sauvagerie.