Le ministre de l’Économie, Alamine Ousmane Mey, a reçu une délégation du Fonds mondial le 3 août 2026. Objectif : sceller un nouveau financement de 205 millions d’euros pour renforcer la lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme.
Une enveloppe de 205 millions d’euros. C’est la promesse du Fonds mondial pour le Cameroun. Lors d’une audience au cabinet ministériel, Alamine Ousmane Mey a accueilli Osian Jones, chef de la Division de la gestion des subventions. Ce montant, soit environ 134 milliards de FCFA, couvrira le cycle de coopération 2027-2029.
Une coopération qui dure depuis plus de vingt ans
Les deux parties ont passé en revue un partenariat vieux de plus de deux décennies. Depuis 2003, le Fonds mondial a investi plus d’un milliard de dollars au Cameroun. En 23 ans, les financements mobilisés avoisinent même 1,2 milliard d’euros, soit près de 787 milliards de FCFA.
Ces fonds ont soutenu des interventions de prévention, de dépistage et de prise en charge. Résultats concrets : 2,1 millions de cas de paludisme testés et 1,7 million traités entre 2021 et 2025. Plus de 331 000 bénéficiaires VIH ont été atteints. Le taux de succès thérapeutique pour la tuberculose atteint 87 % chez les nouveaux patients.
Les priorités du nouveau financement
La subvention GC8, d’un montant de 205,1 millions d’euros, se répartit comme suit :
– VIH/Sida: 113,9 millions d’euros
– Paludisme : 78,8 millions d’euros
– Tuberculose : 12,3 millions d’euros
L’audience a également permis d’examiner les mécanismes à renforcer pour consolider cette coopération. Le nouveau cycle est annoncé pour janvier 2027.
Un engagement partagé pour la santé et le développement
Osian Jones a qualifié cette relation de « durable, avec des effets concrets sur les populations ». Cette nouvelle contribution témoigne d’une volonté commune de poursuivre les actions en faveur de la santé et du développement humain durable au Cameroun.
À l’échelle mondiale, le Fonds mondial soutient plus de 120 pays. L’organisation affirme avoir contribué à sauver 70 millions de vies depuis sa création et à réduire de 63 % le taux de mortalité combiné lié aux trois maladies.



