Règlement de comptes Effoudou-Bertolt : un bureau de change parisien scellé par la brigade anti-blanchiment d’argent.

La guerre est déclarée entre deux figures majeures de la scène médiatique camerounaise

. Le capitaine Effoudou et Boris Bertolt Sandjeu, tous deux lanceurs d’alertes en exil, s’affrontent désormais ouvertement. Le conflit a déjà fait sa première victime collatérale : un bureau de change du quartier parisien de la Goutte d’Or, scellé par la brigade anti-blanchiment.

Une bataille d’influence qui dégénère

L’ancien chef du renseignement présidentiel camerounais, le capitaine Daniel Effoudou, a franchi une ligne rouge. En s’attaquant à  Motaze, l’un des financiers présumés de Boris Bertolt, il a allumé la mèche d’un conflit personnel.

La riposte ne s’est pas fait attendre. Boris Bertolt, qui règne en maître sur les réseaux sociaux depuis plus de huit ans, a dégradé son adversaire. Sa sortie médiatique, prévue ce dimanche, s’annonce dévastatrice.

Un bureau de change parisien dans la tourmente

Première victime de cette guerre des éléphants : un établissement du 63 rue de la Goutte d’Or, à Paris (75018). Ce bureau de change, fréquenté par Bertolt pour récupérer des fonds de ses soutiens, a été scellé par la brigade française anti-blanchiment d’argent.

Les « Ingrat-fils » — comme on surnomme les agents de la brigade française anti-blanchiment d’argent— ne rigolent pas avec leur mission. En frappant là où ça fait mal, Effoudou a porté un coup sévère à son rival et à son entourage.

Des adversaires que tout oppose… sauf l’ennemi commun

Paradoxe de cette confrontation : Effoudou et Bertolt partagent un même adversaire. Tous deux sont des ennemis déclarés de Ferdinand Ngoh Ngoh, le secrétaire général de la présidence camerounaise.

Le capitaine Effoudou, ancien officier de gendarmerie diplômé de l’École militaire interarmes en 2017, a occupé l’un des postes les plus stratégiques du dispositif sécuritaire camerounais. Radié de l’armée et en exil en Europe, il est recherché par les autorités pour désertion.

Boris Bertolt, lui, est un lanceur d’alerte prolifique, souvent accusé d’arranger la vérité à son profit. Ses publications, rémunérées, lui auraient permis de s’offrir un immeuble au Cameroun et un appartement en France.

Une trêve inédite

Depuis deux jours, Bertolt a exceptionnellement suspendu ses publications. Il prépare sa première sortie publique contre Effoudou. Une stratégie qui témoigne de l’importance qu’il accorde à cette riposte.

 Des balles perdues en perspective

« Quand deux lanceurs d’alertes ennemis du SGPR se déchirent, ce sont les fils de la république qui sont dehors », analyse un observateur. Les victimes collatérales seront nombreuses. Le bureau de change de la Goutte d’Or n’est que le premier domino d’une série qui promet d’être longue.

Attention aux balles perdues. Cette guerre des clans, qui oppose désormais deux des voix les plus critiques du régime camerounais, risque de faire des dégâts bien au-delà des simples protagonistes.

Affaire à suivre.

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