Des ondes aux algorithmes, la même mécanique
Un changement d’ère, mais les mêmes pratiques. Hier, les ondes radio servaient de tribunes aux marchands de peur. Martinez Zogo et J.P. Rémy Ngono en furent les visages. Aujourd’hui, le Web a pris le relais. Mêmes méthodes, support différent.
Le Capitaine Effoudou incarne cette transition. Il faut le dire clairement : ses réseaux, ses relais, ses amitiés récentes ne trompent plus personne.
Les faux prophètes du Web ne sont pas des guides
Boris Bertolt, Amer Kmer, Paul Chouta… Ces noms ne font pas trembler la conscience républicaine. Ils ne sont pas des guides. Ils perpétuent un système ancien : l’extorsion modernisée.
La mécanique est rodée. On fabrique des histoires à partir de fuites orchestrées. On sème la panique chez des dirigeants. On étouffe des dossiers gênants. On amplifie des cabales sur commande. Le but ? Déclencher le nyama, cette peur qui paralyse.
Le grand Katika du chantage médiatique
Dans cet univers, Amougou Belinga régnait en maître. Il était le parrain du mercenariat journalistique, le Gonzomor des Gonzomors. Son affaire ? La fameuse liste des 50 ministres prétendument homosexuels. Son porte-voix ? Hervé Parfait Mbapou, qui traîna des hommes d’État dans la boue.
Cette sinistre affaire a foudroyé la zone. Elle a révélé les rouages d’un système où l’on achète des plumes pour détruire des réputations.
Le choix des fréquentations ne trompe pas
Aujourd’hui, le Capitaine Effoudou affiche son amitié avec Mbapou. Ce choix en dit long. Il confirme son appartenance à cette galaxie du chantage. En affichant cette fraternité, il valide les méthodes de ceux qui ont traîné des ministres dans la plus pernicieuse des boues.
Mais il ignore une chose : en face, il y a des milliers de lanceurs d’alerte républicains.
La contre-offensive des lanceurs d’alerte républicains
Nous n’avons pas des millions d’abonnés monétisés. Nous avons la mémoire. Nous avons la rigueur. Et nous avons une doctrine. Depuis des années, nous décodons leurs méthodes. Nous savons qui tire les ficelles. Nous savons comment les rumeurs naissent et circulent.
Cela fait des lustres que nous avons percé à jour leurs stratagèmes. La présence de ces veilleurs citoyens constitue un rempart face aux marchands d’illusions.
Le Tribunal attend le Capitaine
Alors, qu’Effoudou soit brave. Qu’il prenne un avion. Qu’il se rende au Tribunal Criminel Spécial. Qu’il fasse sa déposition. Les institutions existent. Elles peuvent examiner les raisons réelles de son éviction de l’armée.
S’il lui reste un peu de respect pour l’uniforme, qu’il assume. Mais soyons clairs : au vu de ses fréquentations, il est à des millions de kilomètres d’un Thomas Sankara ou d’un Ibrahim Traoré.
Quand on n’a pas su faire bouger les choses de l’intérieur, venir pleurer sur le Web aux côtés de Mbapou est une drôle de stratégie. On pourra désormais appeler cette comédie la Guerre du Mfougou. Son acteur principal ? Le soldat Mfougouiste.
Le débat restera républicain
Rappelons l’essentiel. C’est la Justice de la République qui doit dire qui a tué Martinez Zogo. Pas le Capitaine Effoudou. Pas ses compères du Web. La République ne s’écrira ni sous la dictée des mercenaires numériques, ni sous la coupe des cartels du sérail.
Vous ne nous interdirez pas de voir les choses telles qu’elles sont. Le débat sera républicain. Il est républicain. Et il ne faiblit pas.