Programme de certification professionnelle : Le MINTP et la CFHEC unissent leurs forces pour l’employabilité des futurs cadres du BTP.

Le Ministre des Travaux Publics, Emmanuel Nganou Djoumessi

, a réaffirmé, le 3 août 2026 à l’École Nationale Supérieure des Travaux Publics (ENSTP), sa volonté de renforcer l’adéquation entre formation académique et exigences du marché du travail. Cette prise de position intervient dans le cadre de la signature d’un accord tripartite inédit, placé sous la présidence du Ministre d’État, Ministre de l’Enseignement Supérieur, le Pr Jacques Fame Ndongo.

Un partenariat stratégique pour l’insertion professionnelle

L’accord signé entre le Ministère de l’Enseignement Supérieur (MINESUP), l’ENSTP et la China First Highway Engineering Company (CFHEC) constitue une avancée majeure dans la politique de professionnalisation des filières du génie civil et des travaux publics au Cameroun. Ce texte s’inscrit dans le prolongement direct du partenariat conclu le 13 janvier 2026 entre le MINESUP et CFHEC, dont l’objectif est de rapprocher durablement l’université du monde entrepreneurial.

« Cette convention vise à doter nos étudiants des compétences pratiques directement opérationnelles, en phase avec les réalités des chantiers et les standards internationaux, » a souligné Emmanuel Nganou Djoumessi, avant de procéder à la signature officielle.

Un programme structuré autour de trois piliers

Le dispositif de certification professionnelle mis en place se décline en trois volets complémentaires, conçus pour maximiser l’employabilité des jeunes diplômés :

· Une formation intensive de dix jours : animée par des experts de la CFHEC, cette session permettra aux étudiants de l’ENSTP de bénéficier d’un transfert de compétences techniques et managériales directement issus des pratiques en vigueur sur les grands chantiers internationaux. Au programme : gestion de projet, normes de sécurité, nouvelles technologies des matériaux et pilotage d’équipes.
· Une certification professionnelle reconnue : à l’issue de la formation, les participants se verront délivrer une attestation officielle validant leurs acquis. Ce sésame, gage de qualité et de sérieux, constituera un atout différenciant sur le marché du travail, tant au Cameroun qu’à l’international.
· Un stage pratique de deux mois : les lauréats du programme effectueront un stage immersif sur les chantiers actuellement menés par CFHEC au Cameroun. Cette expérience terrain, encadrée par des professionnels aguerris, vise à consolider les savoir-faire et à favoriser une insertion rapide et efficace dans le secteur des BTP.

L’ENSTP au cœur d’une dynamique de modernisation

Le choix de l’ENSTP pour abriter cette cérémonie n’est pas anodin. Établissement de référence dans la formation des ingénieurs des travaux publics, l’école s’affirme comme un pôle d’excellence et un laboratoire d’innovation pédagogique. En s’associant à ce programme, elle renforce son positionnement en tant qu’acteur clé de la transformation du système éducatif supérieur, en phase avec les orientations du gouvernement en matière de développement des compétences.

Pour le Pr Jacques Fame Ndongo, « cet accord illustre parfaitement la vision d’une université ouverte sur son environnement socio-économique, où la formation ne se conçoit plus sans une immersion concrète dans le tissu productif. »

Des retombées attendues pour tout le secteur des BTP

Au-delà des bénéfices directs pour les étudiants, ce programme devrait avoir un impact positif sur l’ensemble de la filière BTP camerounaise. En formant des jeunes professionnels rompus aux méthodes de travail des grands groupes internationaux, le Cameroun se dote d’un vivier de talents compétitifs, capable de répondre aux besoins croissants d’infrastructures de qualité.

La CFHEC, pour sa part, réaffirme son engagement à transférer son savoir-faire et à contribuer au développement du capital humain local, gage d’une coopération gagnant-gagnant entre le Cameroun et ses partenaires étrangers.

Une avancée concrète pour l’employabilité

Avec cette initiative, le gouvernement camerounais, à travers le MINTP et le MINESUP, franchit une étape décisive dans la réduction du fossé entre formation académique et besoins réels des entreprises. La certification professionnelle délivrée à l’issue du programme devrait ainsi devenir un véritable passeport pour l’emploi pour les futurs ingénieurs et techniciens supérieurs des travaux publics.

Rendez-vous est pris dans les prochains mois pour évaluer les premiers résultats de cette expérience pilote, qui pourrait faire école et être étendue à d’autres filières et à d’autres établissements d’enseignement supérieur du pays.

 

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