Pont en structure métallique sur le Mayo-Taram : l’ouvrage croise les attentes des populations.

La matinée du 31 août 2026 restera gravée dans les mémoires à Banyo. Ce jour-là, le pont sur le Mayo-Taram a été officiellement mis en circulation. Mais au-delà du ruban coupé, c’est une véritable fête populaire qui s’est déroulée sur les rives du fleuve.

L’événement a dépassé le simple cadre institutionnel. Le maire de Banyo, M. Garba Souley, a d’ailleurs donné le ton. « Ce n’est pas qu’une mise en service, c’est une grande fête », a-t-il lancé sous les acclamations.

Pourtant, l’espace ne suffisait pas. Les places assises aménagées côté Mayo-Darlé ont vite affiché complet. De nombreux habitants n’ont pas trouvé de siège. Mais peu importe. Ils sont venus pour voir, pour célébrer, pour témoigner.

Une foule venue de partout

Hommes, femmes, jeunes et anciens. Tous ont fait le déplacement. Ils venaient des quartiers de Banyo, mais aussi des localités environnantes. La foule était dense, joyeuse et impatiente.

Les groupes de danse traditionnelle ont animé les lieux. La Fada de Sa Majesté le Sénateur El Hadj Mohaman Gabdo Yaya, Lamido de Banyo, a ajouté une touche solennelle. Chants et danses ont rythmé la cérémonie, donnant une couleur locale forte à l’événement.

Le Lamido a tenu à recevoir personnellement le Ministre des Travaux Publics, Emmanuel Nganou Djoumessi. Il lui a exprimé sa gratitude. Mais aussi son soulagement. Ce pont, attendu depuis longtemps, est enfin une réalité.

Les motos-taxis soufflent

La mobilisation ne s’est pas limitée aux autorités. Les commerçants étaient présents. Les militants politiques aussi. Mais les plus concernés restent les conducteurs de motos-taxis.

Pour eux, traverser le Mayo-Taram relevait souvent du parcours du combattant. Désormais, le pont change tout. Les déplacements sont plus faciles. Le transport des personnes et des biens gagne en sécurité et en rapidité.

« C’est une bouffée d’air frais », confie l’un d’eux, casque à la main.

Une infrastructure au service du quotidien

Ce pont en structure métallique n’est pas qu’un ouvrage d’art. Il est un trait d’union entre les rives, entre les communautés, entre les activités économiques.

Les commerçants y voient une opportunité. Les produits pourront circuler plus vite. Les échanges vont s’intensifier. La dynamique locale est en marche.

Les autorités, quant à elles, saluent un projet mené à bien. Le Ministre Nganou Djoumessi a rappelé l’engagement du gouvernement à désenclaver les zones rurales.

La fête continue

La cérémonie s’est achevée dans une ambiance festive. Les habitants ne sont pas repartis tout de suite. Ils ont prolongé le moment, discutant, dansant, savourant l’instant.

Ce pont, ils l’ont attendu. Ils l’ont réclamé. Aujourd’hui, ils l’ont. Et ils comptent bien en profiter.

À Banyo, le 31 août 2026 restera une date clé. Celle où l’attente a rencontré la réalité. Celle où le pont a franchi le fleuve, mais aussi les cœurs.

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