Les responsables centraux et déconcentrés du ministère des Travaux publics étaient en atelier. Objectif : s’approprier les nouvelles règles de maturation des projets d’investissement public.
Le ministère des Travaux publics (MINTP) passe à la vitesse supérieure. Sur instruction du ministre, les cadres des services centraux et déconcentrés ont planché sur le décret du 17 juin 2025. Cet atelier s’est tenu à l’immeuble siège du MINTP.
Le Secrétaire général, le Pr Urbain Noël Ebang Mvé, a dirigé les travaux. Objectif affiché : mieux préparer les projets d’infrastructures avant leur inscription au Budget d’Investissement Public (BIP).
Un cadre rénové pour des projets mieux préparés
Le décret n°2025/01081/PM du 17 juin 2025 fixe désormais les règles du jeu. Il introduit un cadre « plus structuré, plus sélectif et plus exigeant ». Le texte vise à garantir la pertinence stratégique, la viabilité technique et la solidité financière des projets.
Les participants ont passé en revue les étapes clés de la maturation. Ils ont également décortiqué les responsabilités de chaque acteur. Les critères d’évaluation du niveau de préparation des projets ont été détaillés, tout comme les mécanismes de validation.
Un guide technique pour harmoniser les pratiques
L’atelier a aussi été l’occasion de présenter un outil majeur : le Guide de maturation technique des projets d’infrastructures. Élaboré par le MINTP, ce document de référence propose des méthodes et des outils communs.
Il vise spécifiquement à améliorer la préparation des projets routiers et des bâtiments publics. Une avancée significative pour éviter les dérapages et les chantiers mal ficelés.
Une réforme pour maximiser l’impact des investissements
Ce nouvel arsenal réglementaire s’inscrit dans un contexte de rigueur budgétaire. L’objectif est clair : chaque projet financé sur fonds publics doit produire un impact réel et durable.
Parmi les innovations majeures, on note la catégorisation des projets et l’introduction d’une phase de présélection. La désignation obligatoire d’un chef de projet vise à renforcer la responsabilité et la redevabilité.
Le MINTP se donne ainsi les moyens de ses ambitions. La maturation ne sera plus une simple formalité, mais une étape cruciale pour des infrastructures à la hauteur des besoins du Cameroun.


