Les États généraux se préparent, une première concertation pose les jalons d’une refonte systémique

Yaoundé, le 21 juillet 2026 – La machine s’est mise en branle. Ce 20 juillet, le Conseiller Technique n°1 du ministère de la Santé a présidé, dans les locaux de l’administration centrale, la première session préparatoire aux États généraux de la Santé, dont la tenue est espérée avant la fin de l’année 2026. Une réunion technique qui, au-delà du simple formalisme, a jeté les bases d’un chantier d’envergure pour le système de soins national.

Cette rencontre initiale visait à valider les termes de référence de ce rendez-vous stratégique. Autour de la table, responsables des services centraux et partenaires techniques et financiers ont procédé à une revue exhaustive du cadre opérationnel. Huit axes thématiques ont ainsi été revisités, tandis que les modalités organisationnelles – format des concertations, chronogramme et identification des acteurs clés – étaient minutieusement examinées.

Les échanges ont toutefois débouché sur plusieurs ajustements significatifs. Les participants ont notamment plaidé pour une reformulation des objectifs et des résultats attendus, désormais inscrits dans une perspective de long terme, afin de sortir d’une logique de simple réponse aux urgences. Autre avancée notable : l’intégration de la diaspora et de nouveaux acteurs de la société civile dans les différents niveaux de consultation, en vue d’élargir la représentativité. Enfin, certains axes thématiques ont été consolidés ou réécrits pour gagner en cohérence.

Concernant le calendrier à venir, trois étapes-clés ont été actées : un atelier de cadrage méthodologique, une réunion consacrée à la budgétisation, et une séance d’information officielle qui marquera le lancement public des États généraux.

Rappelons que ces assises, très attendues, ne se veulent pas un exercice de routine. Elles doivent offrir à l’ensemble des parties prenantes – professionnels, usagers, décideurs et partenaires – une tribune pour poser un diagnostic sans complaisance sur l’état du système de santé, définir une vision partagée et élaborer des stratégies opérationnelles. L’objectif ultime reste l’amélioration durable de l’état de santé des populations, dans un contexte où les défis sanitaires appellent des réponses structurelles.

« Il ne s’agit pas de refaire le monde, mais de poser des fondations solides pour les vingt prochaines années », a confié en aparté un participant, résumant l’esprit de cette première étape. Reste à concrétiser cette ambition dans les prochains mois.

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