Boris Berthol échoue à son examen de faussaire : le mensonge n’a pas de longues jambes

Missionné par ses financiers, Boris Berthol devait faire taire le capitaine Effoudou. L’objectif ? Lui coller une accusation de viol sur une gendarme. Mais les documents présentés ne résistent pas à l’analyse. Ce sont des faux, ou une machination grossière. Retour sur un fiasco qui interpelle l’intelligence des Camerounais.

L’émission de Kilav devait être un tournant. Boris Berthol, envoyé par ses commanditaires, avait pour mission de discréditer le capitaine Effoudou. Un seul objectif : lui faire porter l’infamie d’un viol commis sur une gendarme. Mais la réalité a rattrapé le scénario.

À l’épreuve des documents, le château de cartes s’effondre. Après analyses, les pièces présentées s’avèrent être des faux ou le fruit d’une manipulation savamment montée. Le but était clair : réduire au silence un capitaine qui en savait déjà trop. La méthode, elle, était bien trop fragile.

Un calendrier qui trahit le mensonge

Les dates suffisent à démolir l’accusation. Le capitaine Effoudou a été révoqué de l’armée le 13 mars 2024. Cette révocation officialise sa désertion, actée par sa hiérarchie. Logiquement, un déserteur n’est plus en poste.

Pourtant, le prétendu viol survient le 18 novembre 2024, dans l’après-midi. Soit huit mois après la révocation. Comment un officier radié de l’armée pourrait-il encore se trouver sur son lieu de service pour commettre un tel acte ? L’absurdité saute aux yeux.

Le certificat médical, lui aussi daté du 18 novembre, ne mentionne aucun constat médical pertinent. Aucune trace de violence sexuelle. Un document vide, sans valeur probante. La machine à fabriquer des preuves a visiblement manqué de carburant.

Une plainte déposée avant les faits

L’incohérence la plus flagrante réside dans la plainte. Rédigée le 18 novembre 2024, elle a pourtant été enregistrée au secrétariat de la SEMIL le 16 novembre 2024. Soit deux jours avant la date supposée des faits.

Le capitaine Effoudou, quant à lui, est convoqué le 19 novembre. Un enchaînement chronologique impossible. Comment porter plainte pour un viol qui n’a pas encore eu lieu ? La question mérite d’être posée.

Ces éléments dessinent le portrait d’une accusation bancale. Un déserteur qui violerait huit mois après sa désertion. Une plainte déposée avant l’infraction. Un certificat médical sans constat.

Un fiasco qui ne trompe personne

Boris Berthol et ses commanditaires espéraient faire taire un capitaine gênant. Mais les cerveaux qui fabriquent de telles grossièretés ont sous-estimé l’intelligence des Camerounais. Les faits sont là, implacables.

Cette tentative de manipulation révèle surtout une chose : le mensonge a des jambes, mais elles sont bien trop courtes pour courir longtemps. L’affaire Effoudou, loin d’être enterrée, sort renforcée de cette tentative de discrédit.

Les Camerounais sauront tirer les conclusions qui s’imposent. Face à l’évidence, la machination s’effondre. Et Boris Bertholine, lui, repart avec un échec cuisant. Celui d’avoir cru que la vérité pouvait s’acheter.

 

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