La ville de Maroua, capitale de la région de l’Extrême-Nord, s’apprête à vibrer au rythme de l’engagement écologique. Les 2 et 3 septembre 2026, elle accueillera un atelier d’envergure dédié aux édiles locaux. L’objectif est clair : outiller les maires pour une gestion durable des sites de l’opération Sahel Vert. Ces espaces, désormais transférés aux communes, nécessitent une attention particulière. L’événement est placé sous la houlette de la Sous-direction de la sensibilisation et de l’éducation environnementale du MINEPDED.
L’opération Sahel Vert, un rempart contre le désert
Lancée dans les années 1970, puis relancée en 2008, l’opération Sahel Vert incarne la lutte acharnée du Cameroun contre l’avancée du désert. Dans la région septentrionale, elle a permis de restaurer plus de 500.000 hectares de sols à travers d’importants reboisements. Des milliers de plants ont été mis en terre sur environ 60 sites, créant une véritable ceinture verte. Concrètement, 16.000 hectares de superficie ont été rétrocédés à 26 communes de la région. Après l’implantation, ces sites sont automatiquement confiés aux municipalités pour leur gestion courante.
Un transfert de compétences pour une gestion responsable
Ce transfert de gestion représente un défi majeur pour les collectivités territoriales décentralisées. D’où l’importance cruciale de l’atelier de Maroua. Il s’inscrit dans une logique de responsabilisation des élus locaux. L’objectif est de leur fournir les clés pour assurer la pérennité de ces espaces reboisés.
La Sous-direction de la sensibilisation et de l’éducation environnementale du MINEPDED coordonne cette activité. Elle vise à imprégner les maires des enjeux environnementaux et à susciter leur adhésion par un engagement budgétaire fort. Les élus locaux doivent désormais intégrer les préoccupations écologiques dans leurs plans de développement communal.
Les maires, sentinelles de l’environnement
Les maires de l’Extrême-Nord se trouvent en première ligne face aux aléas climatiques. Leur région subit de plein fouet les effets de la sécheresse et de la dégradation des terres. La gestion des sites Sahel Vert constitue une opportunité unique de créer des emplois verts pour les jeunes. Elle permet également de renforcer la sécurité alimentaire en préservant les écosystèmes fragiles.
L’atelier des 2 et 3 septembre représente une étape décisive dans ce processus. Il permettra aux maires d’acquérir les compétences nécessaires pour relever ces défis. La formation abordera sans doute les techniques de maintenance des plantations, la prévention des feux de brousse et la lutte contre la coupe abusive de bois.
Vers un avenir plus vert pour l’Extrême-Nord
L’initiative du MINEPDED témoigne de la volonté du gouvernement de placer l’environnement au cœur des politiques locales. En transférant la gestion des sites Sahel Vert aux communes, l’État reconnaît le rôle essentiel des collectivités territoriales. Cet atelier de Maroua ouvre la voie à une gouvernance environnementale plus participative et plus efficace.
Les 2 et 3 septembre 2026, les regards seront tournés vers Maroua. La réussite de cet atelier conditionne en grande partie l’avenir des espaces verts de l’Extrême-Nord. Elle démontre que la lutte contre la désertification passe par une mobilisation de tous les acteurs, à commencer par les élus locaux.


