Yaoundé frappe un grand coup contre l’insécurité. Les forces de l’ordre ont présenté, ce mardi 11 août 2026, douze présumés malfrats au public. La présentation a eu lieu au Commissariat central Numéro 1 de Yaoundé.
Ces douze individus forment deux bandes distinctes. Chaque groupe compte six personnes. Ces réseaux structurés sévissaient dans la capitale camerounaise.
Leur spécialité : le vol à l’arraché. Une pratique qui empoisonnait le quotidien des habitants depuis plusieurs mois. Les riverains et usagers vivaient dans la peur.
La brigade anti-gangs a mené l’opération. Les enquêteurs se sont appuyés sur de nombreuses plaintes. Des investigations ciblées ont permis de remonter jusqu’aux suspects.
Les perquisitions: un arsenal de guerre et des cagoules
Les perquisitions ont révélé une logistique criminelle élaborée. Aux domiciles des suspects, les policiers ont fait des découvertes saisissantes. Un stock important de téléphones portables a été saisi. Ces appareils provenaient de multiples agressions.
Du matériel de camouflage a également été trouvé. Plusieurs cagoules étaient entreposées chez les malfrats. Mais au-delà des vols, c’est la dangerosité du groupe qui impressionne.
L’arsenal découvert témoigne d’une organisation redoutable. Les enquêteurs ont saisi des armes blanches, notamment des poignards. Des armes à feu étaient également en leur possession. Une paire de menottes a complété la saisie. Un équipement détourné pour piéger les victimes sous de faux prétextes.
Leurs cibles favorites: Poste centrale, Emana, Ngousso et Etoudi.
Le mode opératoire des gangs reposait sur un maillage tactique. Ils ciblaient des zones à forte densité humaine et économique. Leur terrain de prédilection : le nœud stratégique de la Poste centrale. Un secteur marqué par un flux incessant de piétons et de voyageurs. Idéal pour des attaques éclair.
Leur périmètre d’action ne s’arrêtait pas là. Les quartiers résidentiels et commerçants d’Emana étaient également visés. Ngousso et Etoudi figuraient aussi parmi leurs zones d’opération.
Cette neutralisation simultanée soulage les populations. Les habitants de ces secteurs peuvent enfin respirer. La pression criminelle diminue sensiblement.
Déférés devant la justice
La suite du processus judiciaire est désormais engagée. Après leur présentation officielle, les douze suspects ont été déférés. Ils comparaîtront devant les instances judiciaires compétentes.
Les charges retenues contre eux sont lourdes. Association de malfaiteurs, vol à l’arraché et détention illégale d’armes. Ils devront répondre de ces accusations devant la justice.



