Tripartite historique : un document signé pour un retour « digne et sécurisé » des exilés.

YAOUNDÉ , le 14 juillet 2026 — La session tripartite entre le Cameroun, la République centrafricaine et le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) s’est refermée sur une avancée majeure, fixant les contours précis du rapatriement des réfugiés centrafricains établis au Cameroun. À l’issue de discussions approfondies, les parties ont adopté un document opérationnel qui trace une feuille de route contraignante.

Pour lever toute ambiguïté et assurer l’appropriation du processus par les premiers concernés, la ministre centrafricaine de l’Action humanitaire, Josiane Lina Bemaka-Soui, a restitué les conclusions des débats en sango. Cette démarche de proximité, saluée par les observateurs, vise à informer clairement les communautés réfugiées sur les garanties sécuritaires, logistiques et administratives prévues par l’accord.

Le communiqué final, rendu public par le bureau technique, scelle l’engagement des trois entités à respecter un calendrier rigoureux. « Le calendrier de rapatriement sera rigoureusement respecté afin de garantir un retour à bon port des citoyens centrafricains », a martelé le ministre camerounais de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, en clôture des travaux. Ce dernier a réaffirmé la mobilisation des services de l’État pour superviser les opérations, dans un souci de transparence et de dignité pour les populations retournées.

Aucune date de début des mouvements n’a toutefois été communiquée, les autorités renvoyant à une mise en œuvre progressive selon les capacités d’accueil et les conditions sécuritaires sur le terrain. Le HCR, pour sa part, s’est engagé à appuyer techniquement et financièrement ce rapatriement, qui se veut avant tout volontaire.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *