À une semaine du coup de sifflet final, la course contre la montre est lancée dans l’arrondissement de Mandjou. Ce vendredi 24 juillet 2026, la sous-préfète, Maiwola Angèle épse Ngon, a réuni l’ensemble des forces vives de sa circonscription pour un ultime briefing de sensibilisation. Objectif : achever coûte que coûte les opérations de recensement avant la date butoir du 31 juillet.
La salle de réunion de la sous-préfecture affichait complet. Chefs de quartiers et de villages, responsables religieux, acteurs sociaux, représentants du secteur public et privé : tous avaient répondu présents à l’appel urgent de l’administrateur civil principal. Une mobilisation dictée par une instruction ferme du ministre de l’Administration territoriale, Atanga Nji Paul, qui a sommé les autorités locales de mettre « les bouchées doubles » pour rattraper le retard accumulé dans certaines zones【0†L1-L3】.
80 % de réalisation, 18 zones encore en souffrance
Sur le terrain, le bilan est contrasté. L’arrondissement de Mandjou, divisé en deux axes de contrôle, affiche un taux de réalisation global de 80 %. L’axe 612, qui longe la route de Batouri depuis le pont bascule, et l’axe 180, qui s’étire jusqu’au village Daiguené sur la route de Garoua Boulaï, totalisent 90 zones de dénombrement. Si 72 d’entre elles ont bouclé leur mission, 18 zones sont encore à la traîne【0†L7-L9】. Avec sept jours restants, le compte est serré.
Des freins identifiés : refus, suppression de ménages et désinvolture
Les échanges ont permis de mettre le doigt sur plusieurs goulots d’étranglement. Parmi les obstacles les plus préoccupants : le refus catégorique d’un puissant homme d’affaires du quartier Zobi de se faire recenser, un cas qui pourrait faire tâche d’huile. À cela s’ajoutent des signalements de suppression de plusieurs ménages par des agents recenseurs, ainsi qu’une désinvolture constatée chez certaines équipes sur le terrain【0†L11-L13】.
La sous-préfète : « Un maillage effectif et total »
Face à ces écueils, Maiwola Angèle épse Ngon n’a pas mâché ses mots. Elle a instruit les chefs traditionnels, responsables religieux, élus locaux et acteurs sociaux à s’impliquer personnellement et quotidiennement sur le terrain. L’objectif est clair : assurer un maillage effectif et total de la circonscription pour faciliter le travail des agents recenseurs jusqu’à la clôture des opérations【0†L15-L17】.
Cette mobilisation de la dernière chance s’inscrit dans le cadre du 4e Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH) couplé au Recensement général de l’agriculture et de l’élevage. Deux opérations d’envergure nationale dont les performances, jugées « mitigées » dans certaines unités administratives, doivent être corrigées en urgence【0†L5-L6】.
Alors que l’horloge tourne, Mandjou retient son souffle. Les prochains jours seront décisifs pour que la circonscription honore ses engagements et ne laisse personne sur le bord du chemin statistique.