Le Ministère de la Santé Publique active ses réseaux stratégiques. Ce mercredi 21 octobre 2026, la riposte nationale contre le VIH/Sida a franchi un nouveau cap. Sous la présidence du Pr Eugène Sobngwi, Secrétaire Général par intérim du MINSANTÉ, les acteurs majeurs de la santé publique se sont rassemblés pour lancer la première réunion préparatoire de la 11ᵉ édition du Mois camerounais et de la 39ᵉ Journée mondiale de lutte contre le Sida.
Cette rencontre stratégique a réuni techniciens, décideurs et partenaires communautaires. Deux exposés majeurs, présentés par M. Essoumba, Chef de la Section Communication du Comité National de Lutte contre le Sida (CNLS), ont structuré les débats. Les participants ont analysé les données de l’année écoulée pour mieux fixer le cap des actions futures.
Évaluer les acquis de 2025 et préparer l’édition 2026
L’examen du rapport financier de l’édition 2025 révèle un choix stratégique fort. L’État du Cameroun a financé 92 % des activités de terrain, contre 8 % pour les partenaires internationaux. Ces chiffres confirment un engagement financier public massif pour garantir la souveraineté de la riposte sanitaire nationale.
Parallèlement, la présentation du document-projet pour l’édition 2026 pose les bases des prochaines actions. Ce texte sert de feuille de route pour intensifier le dépistage et remobiliser les communautés. L’objectif reste clair : maximiser l’impact des campagnes d’information à travers tout le territoire national.
Un témoignage qui illustre l’importance de l’inclusion
Au cœur des discussions techniques, une prise de parole a marqué les esprits. Un père éducateur sourd et malentendant a partagé son expérience au sein de la campagne « Vacances Sans Sida ». Son intervention a mis en lumière les failles et les progrès de l’accès à l’information pour les personnes vulnérables.
Ce témoignage poignant confirme une urgence : la santé publique doit devenir pleinement inclusive. Les institutions adaptent désormais leurs supports de communication pour éliminer toutes les formes de discrimination. La lutte contre le virus exige de toucher chaque citoyen, sans exception.
Une mobilisation collective pour une riposte plus inclusive
Face aux inégalités territoriales, le Pr Eugène Sobngwi a formulé des directives précises. Il a ordonné aux Groupes techniques régionaux (GTR) de dresser une cartographie exacte des zones déjà couvertes. Cette évaluation permettra d’identifier les zones d’ombre et de réorienter les équipes de terrain vers les localités négligées.
En adoptant cette approche ciblée, le MINSANTÉ consolide ses acquis et optimise la distribution des ressources. Le recensement ordonné aux GTR garantit une couverture sanitaire plus équitable sur l’ensemble du pays. La riposte camerounaise mise ainsi sur l’efficacité, l’équité et la proximité pour vaincre l’épidémie.



