Première journée mondiale de la santé environnementale au Cameroun.

Un rassemblement inédit au Palais des Congrès de Yaoundé

Le Palais des Congrès de Yaoundé a abrité un événement historique le 19 octobre 2026. Le Cameroun a célébré, pour la toute première fois de son histoire, la Journée mondiale de la santé environnementale. Portée par le thème « la santé environnementale : s’appuyer sur la science pour protéger les communautés », cette rencontre marque un tournant institutionnel majeur. Initialement fixée au 26 septembre depuis son instauration en 2011, cette journée mondiale vise un objectif précis : mobiliser les décideurs, les experts et les citoyens autour du rôle crucial de l’environnement sur notre santé publique.

 Douala et Yaoundé étouffent sous la pollution

D’abord, le constat sur le terrain révèle une urgence sanitaire critique. Les grandes métropoles comme Douala et Yaoundé subissent une dégradation accélérée de leurs écosystèmes. La pollution de l’air y atteint des sommets inquiétants, avec des concentrations de particules fines qui dépassent très souvent les seuils de sécurité sanitaire. De plus, la gestion défaillante des ordures ménagères et le brûlage sauvage des déchets empoisonnent le quotidien des riverains en libérant des toxines hautement nocives dans l’atmosphère.

Des formations sanitaires saturées par les pathologies liées à l’air et l’eau

Conséquence directe de cette défaillance environnementale, les hôpitaux du pays font face à une saturation alarmante. Les équipes médicales reçoivent quotidiennement des enfants, des mères et des travailleurs frappés de toux chroniques, d’asthme sévère et d’infections respiratoires aiguës. Les poussières, les émissions toxiques des transports et la mauvaise qualité de l’eau potable alimentent une flambée continue de maladies hydriques et d’affections pulmonaires.

 La stratégie « Une seule santé » : l’État déploie la riposte

Face à ce fléau, le gouvernement camerounais déploie désormais la stratégie « Une seule santé » pour barrer la route aux épidémies. Les autorités ont notamment engagé l’installation d’un réseau de surveillance de la qualité de l’air en temps réel grâce à des stations fixes et mobiles. Parallèlement, l’État intensifie les inspections environnementales et apporte un soutien renforcé aux municipalités ainsi qu’aux inspecteurs de santé publique engagés dans la salubrité.

 Un appel ferme à la responsabilité citoyenne et institutionnelle

Cependant, la réponse étatique ne suffira pas sans une prise de conscience collective. Lors de cette cérémonie solennelle, le Ministre de l’Environnement a interpellé l’ensemble des acteurs nationaux, des collectivités locales au secteur privé, en passant par la société civile. Il exige le respect strict des lois écologiques et appelle chaque citoyen à stopper immédiatement le brûlage des poubelles, à protéger les cours d’eau et à reboiser activement le territoire.

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