Douala, ce matin, quartier Bonamoussadi. La pluie tombe dru. Un homme cherche un abri. Il entre dans un petit commerce.
« Tu es seule ? » lance-t-il à la commerçante. Sans attendre de réponse, il lui saute dessus.
La scène est brutale. L’homme tire sur les sous-vêtements de la femme. Il répète : « Il pleut, j’ai le nkang ». Une pulsion qu’il justifie par l’orage.
La commerçante riposte. Elle cogne avec tout ce qu’elle trouve. Bouteilles, caisse, balai. Rien n’y fait. L’agresseur, aveuglé par son désir, ne semble pas sentir les coups.
Il parvient à la dénuder. La panique grandit. Mais le bruit alerte les voisins.
Ils accourent. L’homme tente de fuir. Il se cache sous une table. Trop tard. Les coups de poing pleuvent.
Un agent en tenue, informé par la rumeur, intervient. Il maîtrise l’agresseur. Le calme revient, mais les visages restent marqués.
La commerçante est choquée. Les voisins, eux, savent qu’ils ont agi juste à temps.
La police a ouvert une enquête. L’homme est en garde à vue. Une affaire de plus qui interroge sur la sécurité des femmes à Douala.