Drame à Nomalé : 7 membres d’une même famille périssent dans l’accident de bus sur l’axe Yaoundé-Bafoussam

Leur voyage devait être un dernier hommage. Il s’est achevé dans le drame.

Vendredi 14 août, sur le tronçon de Nomalé, un bus de la société Mangwa Boy Voyages a percuté un camion immobilisé. Le choc a été violent. À bord, une famille entière, sept proches, tous tués sur le coup.

Ils se rendaient à Bafoussam pour des obsèques. Un périple funèbre transformé en tragédie collective. L’image de ces sept défunts, dont les visages ont été identifiés, bouleverse aujourd’hui la toile et la région.

Un bilan humain très lourd

L’accident est survenu tôt vendredi matin. Au moins 16 personnes ont perdu la vie. Une cinquantaine de blessés ont été évacués vers l’hôpital de district de Bafia. Les secours sont toujours à pied d’œuvre sur les lieux.

Les premiers témoignages évoquent un camion transportant du bois, qui serait resté en panne plusieurs jours sur cet axe très fréquenté. Le bus, roulant en direction de l’Ouest, n’aurait pas pu l’éviter.

La sécurité routière en question

La violence de l’impact a déchiqueté l’avant du véhicule. Plusieurs passagers sont morts instantanément. Mais au-delà du choc, des interrogations émergent.

Pourquoi ce camion était-il encore immobilisé sur la chaussée ? La signalisation était-elle suffisante ? Les automobilistes ont-ils été avertis à temps ? Autant de questions qui alimentent la colère des familles et des usagers.

Un axe meurtrier, des alertes ignorées

Ce tronçon de Nomalé, situé dans l’arrondissement de Ndikiniméki, est tristement célèbre

. Il a déjà été le théâtre de plusieurs accidents mortels. Pourtant, aucune mesure durable n’a été prise pour sécuriser ce corridor interrégional.

Ce nouveau drame relance le débat sur l’état des routes, le stationnement des poids lourds et l’urgence d’une prévention renforcée. Pour les familles endeuillées, ces questions restent sans réponses.

Une famille décimée, un deuil amplifié

Ce qui devait être un adieu à un proche s’est mué en hécatombe. Les sept membres de cette famille ne reverront jamais Bafoussam. Leur cercueil, cette fois, ne sera pas celui qu’ils venaient accompagner.

Derrière les chiffres, ce sont des vies brisées. Des parents, des enfants, des frères et sœurs, emportés en une fraction de seconde. Le Cameroun pleure, et la route, elle, continue de tuer.

Alors que les secours terminent leur intervention, une certitude demeure : ce drame aurait pu être évité. Il faudra des actes, pas seulement des hommages, pour que l’axe Yaoundé-Bafoussam cesse d’être un chemin de croix.

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