Tragédie du lycée technique de Nsam: la maman de l’élève décédé s’est évanouie lorsqu’elle a vu l’attroupement autour du corps de son fils.

Le drame survenu au Lycée Technique de Nsam le 21 octobre 2026 continue d’ébranler la communauté éducative de Yaoundé. Au-delà du choc initial, l’heure est désormais au recoupement des faits et aux interrogations sur la gestion des urgences. Le témoignage glaçant de la mère de la victime apporte un éclairage crucial sur la chronologie de cette matinée fatidique.

Une matinée ordinaire qui bascule dans l’horreur

Rien ne laissait présager un tel dénouement au lever du jour. Enseignante au lycée de Minka, Dame Corinne Dongmo quitte son domicile vers 6h30 avec ses enfants. Elle dépose son fils Feutio Junior au niveau du commissariat pour qu’il emprunte un taxi vers le Lycée Technique de Nsam. Quelques heures plus tard, alors qu’elle achève sa session de cours de 10h, un appel manqué attire son attention.
En rappelant le numéro, l’enseignante entre en contact avec la proviseure de l’établissement. Celle-ci demande à la mère de se rendre de toute urgence sur les lieux, sans toutefois préciser la gravité de la situation. Pensant à un simple incident disciplinaire, Corinne Dongmo prend immédiatement la route.

Barrage des forces de l’ordre et confusion sur le terrain

Cependant, l’accès au lycée s’avère rapidement impossible. Arrivée au niveau du carrefour Sofavin vers 10h30, l’enseignante heurte un dispositif de sécurité. Les forces de gendarmerie bloquent le passage et évoquent un incident majeur. Les autorités tentent alors de canaliser la mère de famille.
Par la suite, un gendarme s’informe de l’identité de l’élève. Dès l’énoncé du nom de Feutio Junior, le militaire tente de retenir l’enseignante en évoquant une évacuation vers l’hôpital d’Efoulan. Prise par l’urgence maternelle d’apporter d’éventuels soins ou une transfusion sanguine, Corinne Dongmo insiste pour partir. Mais l’attitude hésitante des forces de l’ordre masque une réalité bien plus sombre.

Le choc brutal et la perte de connaissance

C’est en portant son regard au-delà du barrage que le drame éclate au grand jour. L’enseignante aperçoit une foule compacte et un rassemblement anormal au niveau du site. La prise de conscience soudaine de la gravité des faits provoque un choc émotionnel d’une extrême violence.
Saisie de convulsions, la mère s’effondre brutalement sur la chaussée. Elle ne reprendra conscience que plus tard à l’hôpital d’Odza, entourée de ses collègues venus à son chevet.

Les zones d’ombre d’un drame sous investigation

Au-delà de l’émotion légitime, ce témoignage soulève d’importantes questions sur la chaîne de communication lors des incidents en milieu scolaire. L’absence d’annonce claire dès le premier appel et la gestion de l’information sur le site de l’accident font désormais l’objet d’une attention particulière.
Les enquêtes doivent désormais établir avec précision les circonstances exactes qui ont conduit au décès du jeune Feutio Junior. Les autorités éducatives et les forces de sécurité poursuivent leurs investigations pour faire toute la lumière sur cette tragédie.

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