C’est la question que se posent plusieurs internautes camerounais au lendemain de la cérémonie inaugurale du Pont bipoutre à sept travées continues en acier et béton sur la Sanaga à Natchigal ; présidée vendredi 18 décembre 2020 par le Ministre des Travaux Publics, Emmanuel NGANOU DJOUMESSI qu’assistaient le Ministre Délégué à la Présidence de la République chargé des Marchés Publics, Ibrahim TALBA MALLA, le Secrétaire d’Etat auprès du Ministre des Travaux Publics chargé des Routes, Armand Ndjodom, le Directeur de l’Agence Française de Développement au Cameroun, Benoît LEBEURRE, les autorités administrative et traditionnelles locales et les Forces Vives locales fortement mobilisées.
Long de 400 ml avec une largeur brute de 11.96 ml portant deux sens de circulation avec trottoirs de 1,25m de part et d’autre, ce pont sur la Sanaga est un symbole fort, dans la mesure où au-delà de constituer une traversée, il relie deux départements, celui de la Lékié et celui du Mbam et Kim et assure aussi la liaison entre les régions du Centre et l’Adamaoua. Sa mise en service est un soulagement pour les populations riveraines de Ntui. Fini le calvaire rencontré lors de l’acheminement des produits champêtres vers les marchés.
En réalité, ce pont situé sur le corridor Batchenga-Ntui-Yoko-Lena-Tibati-Ngaoundéré (593 km) a une vocation sous régionale et illustre la détermination de Paul Biya de doter son pays infrastructures routières sans lesquelles aucune création de richesses, aucune prospérité partagée n’est possible
Selon le ministre Nganou Djoumessi, pour le Président de la République, faire un pont, c’est assurer le brassage des populations, c’est garantir la continuité dans la circulation des biens et des personnes, c’est rapprocher, c’est intégrer. C’est le soubassement de Sa politique de cohésion, de concorde national et de construction d’un pays uni dans sa diversité.