Ce mercredi 2 septembre 2026. Une opération policière a eu lieu au quartier Essos, à Yaoundé. Des enfants sont retrouvés dans une habitation du secteur de la rue des Pavés. Les images, largement partagées sur Facebook et autres réseaux sociaux, provoquent une vive émotion. Des lits, des jouets, des réserves d’eau… La maison était aménagée pour accueillir de nombreux occupants.
Des chiffres qui divergent
Le nombre exact d’enfants reste incertain. Les sources varient : certains parlent d’une dizaine. D’autres évoquent une trentaine de mineurs. La CRTV, média public, avance le chiffre de 18. Des publications sur Facebook mentionnent même plus de 40 enfants. Mais une chose est certaine; ces enfants sont mineurs. en effet, les âges de ces jeunes retrouvés vont de 9 à 20 ans.
Un témoignage clé du voisinage
Un habitant du quartier a brisé le silence. Il décrit une transformation inquiétante. Il y a environ deux ans, la bâtisse s’est muée en forteresse. Les entrées et sorties étaient strictement contrôlées. Les enfants se faisaient de plus en plus rares. Lorsqu’ils sortaient, ils portaient des capuches pour cacher leurs visages.
Le rôle central d’une figure du quartier
Une femme, connue dans le quartier depuis plus de 40 ans, est au cœur de l’affaire. Elle aurait fermé progressivement les boutiques qu’elle louait. Un nouveau locataire aurait alors pris possession de tout l’immeuble. Des allées et venues nocturnes de véhicules ont été constatées.
Une garderie clandestine ou un réseau de trafic ?
Les enquêteurs ont découvert une infrastructure élaborée. Cuisine équipée, salle de jeux, placards remplis de vêtements. L’habitation fonctionnait comme une garderie illégale. Mais sans autorisation, ni contrôle sanitaire. Des soupçons de trafic d’enfants circulent sur les réseaux sociaux. Toutefois, aucune accusation officielle n’a encore été confirmée.
Trois suspects interpellés, une enquête ouverte
Les forces de l’ordre ont procédé à l’arrestation de trois suspects. Parmi eux, deux femmes et une jeune fille. Neuf autres personnes ont été placées en garde à vue. Le sous-préfet de Yaoundé IV s’est rendu sur place. Il a appelé la population au calme. Une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances et les responsabilités.
Des zones d’ombre persistantes
Parmi les enfants retrouvés, trois seraient les propres enfants de la femme mise en cause. Le plus jeune d’entre eux aurait environ 17 ans. Les véritables intentions des responsables restent floues. Le réseau profitait-il de l’isolement des enfants ? L’enquête devra répondre à ces questions cruciales.
Un drame qui secoue le Cameroun
Cette affaire a provoqué une onde de choc au Cameroun. Les réseaux sociaux, et Facebook en particulier, ont joué un rôle majeur dans la diffusion de l’information. Les témoignages et les images continuent d’alimenter le débat. La population attend des réponses claires de la part des autorités judiciaires.
Nous y reviendrons dans les tout prochains jours.



