Infrastructures Routières/ Voie de contournement : 37 Km pour désengorger Bertoua et Mandjou.

La Communauté urbaine de Bertoua avance. Une commission technique a validé l’avant-projet sommaire d’une route de contournement de 37 km. Objectif : sortir le trafic de transit des centres-villes.

Une validation unanime à Bertoua

Le vendredi 9 octobre 2026, la salle des actes de l’hôtel de ville de Bertoua a accueilli la Commission de suivi et de recette technique. Elle a examiné l’avant-projet sommaire des études. À l’issue des échanges, elle l’a validé à l’unanimité.

M. Ndjiba Bami Armand Romuald a présidé les travaux. L’inspecteur général chargé des questions techniques représentait le maître d’ouvrage, le ministère de l’Habitat et du Développement urbain (MINHDU). À ses côtés, M. Jean Marie Dimbele Sodea, maire de Bertoua et maître d’ouvrage délégué, et M. Djoni Kassala, maire de Mandjou. Leur présence souligne le caractère intercommunal du projet.

Deux variantes, un même objectif

Ensuite, le bureau d’études MBT International Sarl a déroulé les scénarios. Il a présenté deux variantes. Chacune propose un tracé et un coût prévisionnel. Les experts ont aussi détaillé les contraintes techniques.

La commission a examiné les options. Elle a finalement retenu l’avant-projet sommaire comme base de travail. Cette étape ne lance pas encore les travaux. Elle ouvre toutefois la voie aux études détaillées.

Un ruban de 37 km de Ndoumbi à Kouba

Par ailleurs, le tracé dessine déjà une emprise claire. La future voie de contournement s’étendra sur 37 kilomètres. Elle partira de Ndoumbi. Elle traversera Nganké et Ndongbomè. Elle débouchera à Kouba, dans l’arrondissement de Mandjou.

Les concepteurs prévoient une deux fois deux voies. Le projet comprend sept échangeurs et neuf ponts. Ces ouvrages devront absorber le trafic lourd. Ils devront aussi sécuriser les intersections.

Décongestionner Bertoua et Mandjou

Au-delà du béton, l’enjeu reste économique. La route vise d’abord à décongestionner les centres-villes. Elle veut améliorer la mobilité urbaine. Elle cherche aussi à renforcer la sécurité routière.

En contournant Bertoua et Mandjou, les véhicules de transit éviteront les zones densément peuplées. Le trafic gagnera en fluidité. Les échanges commerciaux devraient en profiter. Le projet s’inscrit dans le corridor Douala/Kribi–Bangui/N’Djamena. Cet axe stratégique relie plusieurs pays de la sous-région.

Ministères, communes et partenaires techniques

Puis, plusieurs acteurs ont suivi les débats. La réunion a mobilisé les délégués régionaux de l’Est. Ils venaient des ministères des Marchés publics, des Travaux publics, de l’Habitat et du Développement urbain.

Les partenaires techniques ont aussi répondu présents. CAMTEL, LABO GÉNIE, SOCADEL, SONATREL et CAMWATER ont participé aux travaux. Leur présence confirme la dimension multisectorielle du chantier. Elle annonce les futurs déplacements de réseaux.

Une étape décisive, mais pas encore le chantier

Enfin, la validation ne signifie pas encore le démarrage. La validation de l’avant-projet sommaire marque une avancée. Elle sécurise la maturation du dossier. Toutefois, les études détaillées restent à conduire.

Les financements et les acquisitions foncières devront suivre. Les travaux, eux, transformeront durablement la circulation. Ils renforceront l’attractivité économique de Bertoua et de Mandjou. À terme, la ville veut confirmer son ambition. Bertoua veut devenir une cité plus moderne, plus attractive et plus agréable à vivre.

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