C’est un verdict sans appel. La Chambre de jugement de la Commission d’éthique de la Fédération camerounaise de football (FECAFOOT) a rendu sa décision le 17 août 2026. Joseph Brian Toungouo Ndoko, ancien entraîneur national des Dames, est interdit à vie d’exercer toute activité en lien avec le ballon rond.
Une affaire Céline Eko vs Ndoko
L’affaire trouve son origine dans une plainte déposée par Céline Eko Mendomo, vice-présidente de la FECAFOOT. Saisie de ce dossier, la Chambre de jugement a retenu de lourds chefs d’accusation contre l’ancien technicien.
Les griefs sont précis et graves. Joseph Ndoko est reconnu coupable d’abus de fonction, d’atteinte à l’intégrité physique et morale, ainsi que de tentative de corruption.
Ces faits sont prévus et réprimés par le Code d’éthique de la FECAFOOT. La commission s’est appuyée sur les articles 13 alinéa 4, 21 alinéas 2 et 3, 24 et 28 pour justifier sa décision.
Une sanction maximale
Au regard de la gravité des manquements, la Commission d’éthique n’a pas fait dans la demi-mesure. Elle a prononcé la sanction la plus lourde possible : l’exclusion à vie.
Cette interdiction définitive prive Joseph Ndoko de toute activité technique, administrative ou officielle dans le football relevant du champ de compétence de la FECAFOOT. Une mesure radicale qui met un point final à une carrière nationale pourtant prometteuse.
Un parcours désormais entaché
La sanction prend une dimension particulière au regard du passé de l’intéressé. Joseph Ndoko a occupé des responsabilités importantes au sein de l’encadrement technique des sélections nationales féminines.
Il avait notamment qualifié les Lionnes U17 pour la Coupe du monde au Maroc. Pourtant, il avait été débarqué à la veille de cette compétition pour une « affaire de mœurs ». Depuis, il s’était exilé en République démocratique du Congo, où il entraînait le TP Mazembe féminin.
Cette décision entache désormais sa réputation et jette un discrédit sur son parcours.
Une procédure qui peut encore évoluer
La décision n’est pas encore définitive. Le dispositif précise que les parties disposent d’un délai de dix jours à compter de la notification pour demander les motifs par écrit.
Passé ce délai, la sanction deviendra exécutoire en l’état. Pour l’heure, Joseph Ndoko n’a pas encore réagi publiquement.
Un signal fort pour l’éthique sportive
Cette affaire constitue un nouveau dossier majeur traité par les organes juridictionnels de la FECAFOOT. Elle s’inscrit dans la lutte contre les comportements contraires à l’éthique et à l’intégrité dans le football camerounais.
Les observateurs s’interrogent toutefois sur la portée réelle de cette sanction. L’interdiction émane d’une juridiction camerounaise. Son application pourrait se limiter au territoire national, alors que Ndoko exerce actuellement en RDC.
Reste à savoir si cette exclusion à vie marquera un tournant dans la gouvernance du football féminin au Cameroun. Une chose est sûre : la FECAFOOT a voulu envoyer un signal fort.