Cameroun – CFC : le ministre du Commerce plaide pour une rémunération juste des producteurs de cacao et café.

Audience : le Directeur général du Fonds commun pour les produits de base chez le ministre du Commerce.

Le Cameroun veut peser davantage dans les décisions qui touchent les producteurs de matières premières. Il veut aussi garantir une meilleure répartition de la valeur. Objectif : payer correctement les producteurs. Et améliorer leurs conditions de vie. Ce dossier a dominé l’audience du jeudi 8 octobre 2026. Le ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, a reçu le directeur général du Fonds Commun pour les Produits de Base (CFC), S.E. Sheik Mohammed Belal. Les deux responsables ont passé en revue les progrès du Fonds. Ils ont aussi exploré les pistes d’un partenariat renforcé avec le Cameroun.

Une convergence de vues

D’abord, les échanges ont révélé une convergence nette. Le Cameroun et le CFC partagent une même vision. Le Cadre stratégique 2025-2035 du Fonds repose sur « l’humanisation des chaînes de valeur ». Cette approche rejoint la politique camerounaise. Celle-ci défend une profitabilité partagée entre les maillons de la chaîne. Elle prône aussi une répartition équitable et transparente de la valeur. Ensuite, le DG du CFC a salué le leadership camerounais. Il a cité le cacao et le café. Selon lui, les producteurs camerounais touchent parfois trois fois plus que ceux d’autres pays. Il dit inviter ces pays à suivre l’exemple du Cameroun.

Produire, transformer et mieux rémunérer

Par ailleurs, la rencontre a dépassé la question des prix. Le DG du CFC a insisté sur la transformation locale. Il veut que les pays d’origine gagnent plus de valeur ajoutée. Cette position rejoint le plaidoyer constant du Cameroun. Le ministre du Commerce a donné un chiffre. Pour le cacao, la capacité installée de transformation locale atteint environ 90 % du volume global. Ce niveau place le Cameroun devant plusieurs pays producteurs. Il en fait une référence.

Financer autrement les projets

En outre, Luc Magloire Mbarga Atangana a abordé le financement. Il veut renforcer l’efficacité des mécanismes du Fonds. Il propose une plateforme directe entre le Cameroun et le CFC. Cette plateforme aiderait à mieux identifier et sélectionner les projets. Le ministre veut éviter les candidatures isolées. Il suggère un premier examen par les organisations faîtières des filières. Ensuite, les projets seraient transmis au Fonds. Cette démarche garantirait leur cohérence avec les orientations publiques. Elle prendrait aussi en compte les attentes du terrain. Le DG du CFC s’est dit favorable à cette approche. Elle correspond à la nouvelle orientation de l’institution.

Vers un Guichet spécial Cameroun

Enfin, Sheik Mohammed Belal a évoqué le prochain Conseil des Gouverneurs. Il se tiendra à la mi-novembre 2026. Le ministre du Commerce est invité à y intervenir. Il partagera son expertise. Le DG a proposé que les États membres dotent le Fonds de moyens additionnels. Cette contribution serait volontaire. Le Cameroun pourrait montrer l’exemple. Une contribution, même symbolique, pourrait lui ouvrir plus de financements. Le DG a avancé l’idée d’un Guichet spécial Cameroun. Le ministre a accueilli favorablement la proposition. Il attend toutefois un examen de faisabilité.

Une satisfaction partagée

Les deux interlocuteurs se sont séparés satisfaits. Ils ont promis de se revoir à la première occasion. Les discussions confirment une chose. Le Cameroun veut transformer localement. Il veut mieux rémunérer. Et il veut peser dans les instances internationales des produits de base. La balle est désormais dans le camp des mécanismes de financement.

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