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	<title>Vacance du pouvoir Archives - Primeur Hebdo</title>
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	<description>Quotidien Panafricain d&#039;Investigations, d&#039;Enquêtes, d&#039;Analyses et d&#039;Informations Générales</description>
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	<title>Vacance du pouvoir Archives - Primeur Hebdo</title>
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	<item>
		<title>Paul Biya est parti pour un « séjour privé » en Europe. Il n’est pas rentré depuis deux mois.</title>
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		<dc:creator><![CDATA[ZAKOUDA]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Aug 2026 09:07:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>En 1984, Nformi Bime avait 23 ans. Il était encore étudiant. Paul Biya venait de remporter sa première élection présidentielle au Cameroun. Aujourd’hui, Bime a 65 ans. Il est retraité&#8230; </p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>En 1984, Nformi Bime avait 23 ans. Il était encore étudiant. Paul Biya venait de remporter sa première élection présidentielle au Cameroun.</p>
<p>Aujourd’hui, Bime a 65 ans. Il est retraité de l’enseignement. Biya, lui, en a 93.</p>
<p>Il est toujours président.</p>
<p>L’an dernier, il a décroché un huitième mandat contesté. Ses adversaires crient à la fraude. Des heurts violents entre manifestants et forces de l’ordre ont émaillé le scrutin.</p>
<p>« Le meilleur est à venir », promettait Biya avant le vote.</p>
<p>Pourtant, depuis deux mois, l’homme fort du Cameroun se trouve à des milliers de kilomètres de Yaoundé.</p>
<h2>Une absence qui dure</h2>
<p>Il a quitté le pays le 7 juin. Ses services ont évoqué un « bref séjour privé » en Europe.</p>
<p>C’est aujourd’hui la plus longue absence de son mandat hors du continent.</p>
<p>La semaine dernière, le porte-parole du gouvernement, René Emmanuel Sadi, s’est exprimé sur RFI. Il a affirmé que le président se trouve à Genève, en Suisse. Il a assuré qu’il n’était pas hospitalisé.</p>
<p>Mais il n’a donné aucun autre détail sur sa localisation.</p>
<h2>Un président fantôme</h2>
<p>Biya est le deuxième président du Cameroun depuis l’indépendance, en 1960. Il fait partie des dirigeants au pouvoir le plus longtemps dans le monde.</p>
<p>Élu en 1984 sous un régime de parti unique, il a remporté six autres scrutins après le retour du multipartisme.</p>
<p>Il s’est déjà absenté de longues périodes par le passé. Mais cette fois, les questions fusent. Qui dirige vraiment le pays ? Son état de santé est-il préoccupant ?</p>
<p>Au Cameroun, les rumeurs sur sa santé font partie du quotidien. Biya se montre rarement en public.</p>
<p>Son entourage a souvent démenti les spéculations sur une maladie grave ou un décès. En 2024, le gouvernement a même interdit aux médias d’aborder le sujet. Motif invoqué : la sécurité nationale.</p>
<p>Cette longévité au pouvoir reflète une tendance plus large en Afrique. Le continent a la population la plus jeune du monde. Pourtant, plusieurs nations restent dirigées par des chefs d’État vieillissants.</p>
<p>Pour des millions de Camerounais, Biya est l’unique président qu’ils aient jamais connu.</p>
<p>Les enfants de Bime en font partie. L’aîné a 32 ans. Le cadet en a 18.</p>
<h2>Le regard d’une génération</h2>
<p>Abit Riassai Acha a 26 ans. Il est doctorant et responsable d’une association de jeunes à l’Université de Yaoundé II.</p>
<p>« <em>En grandissant, le président Biya était le seul président que je connaissais. Sa présidence a rythmé toute mon expérience du Cameroun</em> », confie-t-il.</p>
<p>Acha a voté pour la première fois lors du dernier scrutin. Il a choisi Samuel Hiram Iyodi, un candidat de l’opposition âgé de 38 ans.</p>
<p>Après quarante ans de règne, les interrogations sur la gouvernance s’accumulent.</p>
<p>« <em>Parce que cela s’est répété au fil des ans, beaucoup de Camerounais s’y sont habitués. Mais s’habituer ne signifie pas qu’on doive cesser de poser des questions</em> », estime Acha.</p>
<h2>L’opposition réagit</h2>
<p>Samuel Hiram Iyodi a terminé huitième du dernier scrutin. Plusieurs candidats, dont un de ses principaux rivaux, ont été écartés de la course.</p>
<p>Il a interpellé le Parlement. Il demande au Conseil constitutionnel de se prononcer sur une éventuelle vacance du pouvoir.</p>
<p>Cette initiative a peu de chances d’aboutir. Le parti au pouvoir, le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), domine l’Assemblée nationale.</p>
<p>Pourtant, malgré son éloignement, Biya continue de prendre des décisions. Il a notamment procédé à un remaniement militaire important au début du mois.</p>
<p>Le porte-parole Sadi balaie les craintes d’un vide institutionnel. « <em>Le président Paul Biya est vivant</em> », a-t-il martelé. Et d’ajouter : « Il rentrera bientôt. »</p>
<h2>De l’espoir à la désillusion</h2>
<p>Bime se souvient d’une époque où Biya incarnait le changement. Il a découvert son nom dans les années 1970, lorsque ce dernier était secrétaire général de la présidence.</p>
<p>En 1982, après la démission d’Ahmadou Ahidjo, Biya prend le pouvoir.</p>
<p>Deux ans plus tard, il se présente pour la première fois aux urnes. Bime voit en lui un « <em>symbole d’espoir</em> ».</p>
<p>« <em>On le croyait jeune, dynamique. Beau, aussi. Il représentait beaucoup pour les Camerounais</em> », raconte Bime.</p>
<p>Personne n’imaginait qu’il resterait au pouvoir aussi longtemps.</p>
<p>Pour ses détracteurs, la déception est immense. Ils lui reprochent de ne pas avoir amélioré les conditions de vie des populations.</p>
<h2>Un pays en souffrance</h2>
<p>Collins Molua Ikome est un analyste politique camerounais. Installé en Allemagne, il a visité son pays natal en avril. Il a constaté les dégâts de ses propres yeux.</p>
<p>« <em>Les routes sont extrêmement mauvaises. J’ai même été témoin d’un accident mortel</em> », raconte-t-il.</p>
<p>Il évoque aussi les coupures d’électricité à répétition, la corruption endémique et le manque d’emplois pour les jeunes.</p>
<p>Wilson Tamfuh est professeur de droit à l’Université de Dschang, dans l’Ouest du pays. Selon lui, les institutions peuvent tourner sans le chef de l’État, si celui-ci délègue. Le Premier ministre et les ministres peuvent assurer l’intérim.</p>
<p>Mais le fond du problème persiste.</p>
<p>«<em> Les Camerounais veulent la fin de la crise anglophone, une hausse du niveau de vie, de meilleures routes et moins de diplômés sans emploi</em> », énumère le professeur. Il fait référence au conflit séparatiste qui ravage les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.</p>
<h2>Un héritage lourd</h2>
<p>Quel que soit son successeur, il héritera d’un pays fragilisé. À l’est, les attaques de Boko Haram sévissent. À l’ouest, la jeunesse est exaspérée par la crise économique.</p>
<p>L’accès aux soins reste un privilège. Ikome souligne un paradoxe cruel.</p>
<p>« <em>L’espérance de vie au Cameroun est inférieure à 70 ans. Pourtant, Biya l’a largement dépassée grâce à des soins à l’étranger, inaccessibles au commun des mortels à cause de la pauvreté.</em> »</p>
<p>Ce fossé n’est pas propre au Cameroun. En Afrique, les élites politiques voyagent souvent pour se faire soigner, tandis que les systèmes de santé publics s’effondrent.</p>
<h2>La question qui fâche</h2>
<p>Pour Bime, la question est profondément personnelle.</p>
<p>Vivra-t-il assez longtemps pour voir un autre président ?</p>
<p>Après des décennies d’attente, il craint de ne pas y parvenir. Il redoute que Biya ne lui survive, ainsi qu’à des milliers de Camerounais ordinaires.</p>
<p>« <em>Dès qu’ils ont un rhume, ils s’envolent pour l’étranger. Pendant ce temps, les autres Camerounais meurent faute de soins</em> », conclut-il, amer.</p>
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		<title>Le Conseil constitutionnel camerounais face au vide juridique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[ZAKOUDA]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 09 Aug 2026 12:11:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[DONGA-MANTUNG]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Conseil constitutionnel peut-il constater la vacance du pouvoir sans avoir la faculté de s’auto-saisir ? La question est au cœur de l’actualité politique camerounaise. L’institution est pourtant l’organe désigné&#8230; </p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://primeurhebdo.com/vacance-du-pouvoir-a-yaounde-gregoire-owona-tacle-rfi-et-evoque-le-droit-aux-conges-de-paul-biya/">Le Conseil constitutionnel peut-il constater la vacance du pouvoir sans avoir la faculté de s’auto-saisir ?</a> La question est au cœur de l’actualité politique camerounaise.</p>
<p>L’institution est pourtant l’organe désigné pour constater l’empêchement définitif du président. Mais elle ne peut agir que si elle est régulièrement saisie. C’est tout le paradoxe.</p>
<h2>Une procédure verrouillée par la Constitution</h2>
<p>Depuis la réforme du 14 avril 2026, le texte est devenu beaucoup plus clair. La loi n° 2026/004, modifiant la loi organique relative au Conseil constitutionnel, prévoit en son article 38(3) :</p>
<p>« <em>Le Conseil Constitutionnel est saisi à cet effet par le Vice-Président de la République</em>. »</p>
<p>Le « <em>à cet effet</em> » renvoie à la procédure de constat de l’empêchement définitif du président de la République.</p>
<p>La conséquence est importante : un député, agissant individuellement, n’est pas l’autorité habilitée à saisir directement le Conseil constitutionnel dans cette procédure.</p>
<p>Et ce n’est d’ailleurs pas une nouveauté absolue. Avant la réforme, l’article 38 prévoyait déjà que le Conseil constitutionnel était saisi par le président de l’Assemblée nationale, après avis conforme du Bureau.</p>
<h2>Le cas Cabral Libii pose une question préalable</h2>
<p>Si Cabral Libii a saisi le Conseil constitutionnel en sa seule qualité de député, en lui demandant de constater l’empêchement définitif ou la vacance de la présidence, le débat juridique ne devrait pas commencer par la question de savoir si Paul Biya est empêché.</p>
<p>Il faut d’abord répondre à une question beaucoup plus élémentaire : Cabral Libii avait-il qualité pour saisir le Conseil constitutionnel à cette fin ?</p>
<p>À la lecture du texte actuellement applicable, cela paraît difficile à soutenir.</p>
<p>Un député peut interpeller, dénoncer, demander, solliciter, mobiliser l’Assemblée nationale et exercer pleinement son rôle politique. Mais une initiative politique ne vaut pas automatiquement qualité procédurale pour saisir le juge constitutionnel.</p>
<h2>Un verrou institutionnel plutôt qu’une absence</h2>
<p>Le nouveau dispositif semble fonctionner ainsi :</p>
<p>· Le Vice-Président saisit le Conseil.<br />
· Le Conseil constate l’empêchement.</p>
<p>Mais que se passe-t-il si le premier maillon ne fonctionne pas ? Que se passe-t-il si le Vice-Président ne saisit pas le Conseil constitutionnel ?</p>
<p>Le Conseil peut-il s’autosaisir ? A priori, non. Un député peut-il le saisir directement ? Le texte ne semble pas lui en donner la qualité.</p>
<p>Alors qui déclenche la procédure ? C’est là que se trouve le véritable problème.</p>
<p>On peut parfaitement concevoir juridiquement qu’un président soit, dans les faits, incapable d’exercer ses fonctions. Mais encore faut-il qu’une autorité compétente puisse déclencher la procédure permettant à l’institution chargée de constater cet empêchement de statuer.</p>
<p>Si personne ne peut ou ne veut actionner ce mécanisme, le droit risque de se retrouver face à une situation paradoxale : le fait peut exister, mais la procédure permettant juridiquement de le constater reste bloquée.</p>
<h2>Un problème institutionnel, pas seulement personnel</h2>
<p>Le débat ne devrait pas être réduit à : «<em> Paul Biya est-il absent ?</em> » ou « <em>Paul Biya est-il encore capable d’exercer ses fonctions ?</em> »</p>
<p>La question constitutionnelle plus profonde est : qui a le pouvoir juridique de déclencher la procédure lorsque la situation exige précisément qu’elle soit déclenchée ?</p>
<p>Et surtout : que prévoit le droit lorsque l’autorité chargée de déclencher cette procédure refuse ou s’abstient de le faire ?</p>
<p>Si le texte ne prévoit aucune voie alternative, nous sommes face à un véritable angle mort institutionnel.</p>
<h2>Une Constitution doit prévoir l’imprévu</h2>
<p>Car une Constitution ne doit pas seulement prévoir ce qui doit se passer lorsque les institutions fonctionnent normalement. Elle doit aussi prévoir ce qui se passe lorsque l’une d’elles refuse de déclencher le mécanisme qu’elle est précisément chargée d’activer.</p>
<p>Par ailleurs, le poste de Vice-Président de la République est toujours vacant. Un casse-tête supplémentaire qui complexifie encore davantage une équation juridique déjà bien délicate.</p>
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		<title>Vacance du pouvoir à Yaoundé: Grégoire Owona tacle RFI et évoque le « droit aux congés » de Paul Biya.</title>
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		<dc:creator><![CDATA[ZAKOUDA]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Jul 2026 00:01:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CENTRE]]></category>
		<category><![CDATA[MFOUNDI]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Grégoire Owona]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Yaoundé, Cameroun – Alors que le président Paul Biya a franchi le cap des 50 jours d&#8217;absence du territoire national, la polémique sur une éventuelle vacance du pouvoir continue d&#8217;agiter&#8230; </p>
<p>The post <a href="https://primeurhebdo.com/vacance-du-pouvoir-a-yaounde-gregoire-owona-tacle-rfi-et-evoque-le-droit-aux-conges-de-paul-biya/">Vacance du pouvoir à Yaoundé: Grégoire Owona tacle RFI et évoque le « droit aux congés » de Paul Biya.</a> appeared first on <a href="https://primeurhebdo.com">Primeur Hebdo</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<h3>Yaoundé, Cameroun – Alors que le président Paul Biya a franchi le cap des 50 jours d&rsquo;absence du territoire national, la polémique sur une éventuelle vacance du pouvoir continue d&rsquo;agiter la scène politique camerounaise. Dans une prise de position ferme, le ministre du Travail et de la Sécurité sociale, Grégoire Owona, est monté au créneau pour dénoncer ce qu&rsquo;il qualifie de « désinformation » et rappeler que le chef de l&rsquo;État, « salarié de la République », jouit pleinement de son droit aux congés annuels.</h3>
<h2>Le gouvernement camerounais persiste et signe</h2>
<p>L&rsquo;offensive médiatique du ministre intervient en réaction aux interrogations relayées sur les ondes de RFI et sur divers plateaux télévisés, où des « experts du weekend » et journalistes s&rsquo;interrogeaient sur l&rsquo;absence prolongée du président de la République. M. Owona, également secrétaire général adjoint du Comité central du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), parti au pouvoir, a estimé que ces spéculations relevaient d&rsquo;une « émulation démocratique » et d&rsquo;une « jouissance légitime de la liberté d&rsquo;expression » offertes par Paul Biya lui-même.</p>
<p>Toutefois, le ministre a vivement critiqué ce qu&rsquo;il perçoit comme une campagne de « MENSONGES » orchestrée par certains médias et acteurs politiques, qu&rsquo;il accuse de relayer des « commanditaires tapis dans l&rsquo;ombre ».</p>
<h2>L&rsquo;argument juridique : le président est un « travailleur »</h2>
<p>Pour appuyer sa démonstration, Grégoire Owona a eu recours à une analogie pour le moins originale : celle du droit du travail. Il affirme que le ministre d&rsquo;État Jacques Fame Ndongo, qui avait précédemment nié toute vacance du pouvoir, « est dans la VÉRITÉ ».</p>
<p>« <em>S.E Paul Biya élu par le peuple Camerounais et payé par lui est un travailleur qui a droit à son congé annuel</em> », a martelé M. Owona, précisant que l&#8217;employeur (le peuple) est tenu de le lui accorder. Il ajoute que, comme tout salarié, le président peut bénéficier d&rsquo;un congé pouvant légalement durer « 80 jours », en référence au Code du Travail. Selon cette logique, l&rsquo;absence du président hors du territoire, aussi longue soit-elle, ne saurait constituer une vacance du pouvoir, d&rsquo;autant que le chef de l&rsquo;État continue, selon le gouvernement, de signer des décrets « régulièrement voire presque tous les jours ».</p>
<h2>Une controverse persistante à Yaoundé</h2>
<p>La sortie de Grégoire Owona intervient dans un climat de vive tension politique. Parti de Yaoundé le 7 juin 2026 pour un « court séjour privé en Europe », Paul Biya, âgé de 93 ans, est sans apparition publique depuis cette date. Cette absence égale désormais le record de 50 jours établi lors d&rsquo;une précédente disparition médiatique à l&rsquo;automne 2024.</p>
<p>L&rsquo;opposition, de son côté, ne désarme pas. Le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) a dénoncé un « exil de fait » et un « Cameroun gouverné en télétravail clandestin ». Le Social Democratic Front (SDF) évoque un « pilotage automatique de l&rsquo;État », tandis que des figures comme le député Jean-Michel Nintcheu ont officiellement saisi le Conseil constitutionnel pour qu&rsquo;il constate la vacance du pouvoir.</p>
<h2>Le flou autour de la succession</h2>
<p>Ce nouveau débat sur la vacance du pouvoir met en lumière les zones d&rsquo;ombre de la révision constitutionnelle adoptée en avril 2026. Celle-ci a réintroduit le poste de vice-président de la République, une fonction supposée garantir la continuité de l&rsquo;État en cas d&rsquo;absence ou d&#8217;empêchement du président. Or, près de trois mois après son adoption, ce poste stratégique demeure vacant, ajoutant à l&rsquo;incertitude politique.</p>
<p>Alors que les rumeurs sur l&rsquo;état de santé du président et les spéculations sur son retour vont bon train, le gouvernement camerounais, par la voix de ses ministres, maintient une ligne de défense axée sur la continuité administrative et le droit commun, tentant ainsi de désamorcer une polémique qui ne faiblit pas.</p>
<p>The post <a href="https://primeurhebdo.com/vacance-du-pouvoir-a-yaounde-gregoire-owona-tacle-rfi-et-evoque-le-droit-aux-conges-de-paul-biya/">Vacance du pouvoir à Yaoundé: Grégoire Owona tacle RFI et évoque le « droit aux congés » de Paul Biya.</a> appeared first on <a href="https://primeurhebdo.com">Primeur Hebdo</a>.</p>
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