SANTÉ : Le Cameroun plaide pour une préparation permanente aux urgences sanitaires à l’ONU.

New York. En marge de l’Assemblée générale des Nations Unies, le Cameroun a porté une idée forte. Le ministre de la Santé publique, Dr Manaouda Malachie, est intervenu. Il s’exprimait lors d’une rencontre de haut niveau. Africa CDC et MSH ont co-organisé l’événement.

Son message est direct. « La préparation ne peut pas être improvisée au moment de la crise. » Traduction : attendre l’épidémie pour agir expose les populations. Et coûte plus cher aux États.

D’abord, le Cameroun veut un ancrage communautaire. Les équipes doivent détecter les épidémies à la source. Les zones reculées deviennent prioritaires. Le choléra et le Mpox ont déjà montré l’urgence.

Ensuite, il défend l’institutionnalisation. La préparation doit entrer dans les budgets ordinaires. Elle doit aussi intégrer les formations et les plans nationaux. L’approche One Health relie santé humaine, santé animale et environnement.

Par ailleurs, le financement durable reste central. Le pays veut réduire sa dépendance aux fonds d’urgence. Il mise sur des budgets nationaux stables. Sans ressources prévisibles, la résilience recule.

Enfin, la solidarité régionale s’impose. Le Cameroun appelle à renforcer la coopération en Afrique centrale. Africa CDC et l’OMS sont cités comme appuis. Les épidémies, elles, ne connaissent pas les frontières.

Ainsi, le Cameroun réaffirme sa vision. Passer d’une réponse au cas par cas à une capacité permanente. Protéger les populations avant, pendant et après la crise. Une exigence de santé publique. Et un pari politique.

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