Le compte à rebours est lancé pour le chantier de la route Magada-Guidiguis. Le 29 octobre 2026, le ministre des Travaux Publics, Emmanuel Nganou Djoumessi, s’est rendu sur le terrain pour évaluer l’état d’avancement de ce projet stratégique dans la région de l’Extrême-Nord.
Au cœur de cette inspection : une exigence ferme de résultats. Face aux retards constatés, le membre du gouvernement a ordonné une réorganisation immédiate des équipes. Il a ainsi prescrit la multiplication des fronts de travaux et l’application stricte de la stratégie de rattrapage proposée par l’entreprise adjudicataire.
Un bras de fer autour du calendrier d’exécution
Cette visite s’inscrit comme la deuxième étape du suivi des chantiers du Projet d’Aménagement Territorial et de Promotion du Secteur Privé (PAT). Pourtant, le climat est tendu entre le maître d’ouvrage et ses partenaires techniques.
En effet, le délai contractuel arrive à échéance le 22 janvier 2027. Pour faire face au retard accumulé, le groupement d’entreprises Sinohydro Corporation LTD et Stecol Corporation réclame une prolongation de onze mois. Une requête que le ministère refuse catégoriquement, maintenant la pression pour une livraison dans les temps.
Sécurisation des infrastructures et perspectives régionales
Par la suite, la délégation ministérielle s’est transportée sur les berges du Mayo-Guidiguis. Sur place, les études techniques de protection sont désormais achevées, ouvrant la voie au lancement imminent des chantiers de génie civil destinés à contrer l’érosion menaçant les berges et les riverains.
D’un coût global de 40,43 milliards de FCFA TTC, ce chantier d’envergure est cofinancé par le Cameroun, la Banque africaine de développement (BAD) et l’Union européenne. Il ambitionne de désenclaver la zone et de fluidifier durablement la circulation locale. La mission s’est finalement conclue par une visite de courtoisie au Lamidat de premier degré de Guidiguis.





