Le Ministre des Travaux Publics a posé ses valises dans le Nord. Sa première halte, ce week-end, a eu un air de chantier grandeur nature. Direction Ouro André, base vie de l’entreprise CWE. L’objectif : jauger l’avancée des travaux de reconstruction d’une artère vitale de 56 kilomètres, entre Ouro André et le Pont sur la Bénoué.
Sur place, les engins tournent. La centrale de concassage crache ses premiers agrégats. La carrière est en pleine activité. Les études d’exécution, quant à elles, sont déjà bouclées pour les premiers kilomètres. De quoi permettre une progression méthodique du chantier, pas à pas.
Mais le travail ne s’arrête pas là. Les sondages géotechniques se poursuivent. Les essais en laboratoire et les études hydrauliques et hydrologiques suivent leur cours. Un rythme soutenu, malgré un adversaire de taille : la pleine saison des pluies.
Le Ministre a été clair avec l’entreprise. Il a exigé une veille permanente sur tout l’itinéraire. Priorité absolue : maintenir la circulation et garantir le confort des usagers. Une attention redoublée sur les points critiques, souvent les plus fragiles sous les trombes d’eau.
Plus loin, à Tchéboa, l’ambiance change. Le Lamido, porte-voix des populations, a fait remonter les attentes du terroir. Le Ministre a pris le temps de rassurer. Il a promis une exécution rigoureuse du projet. Et lancé un appel à la bonne entente entre les habitants et l’entreprise.
Cette reconstruction ne se limite pas à une simple chaussée. Elle s’inscrit dans un vaste programme : la réhabilitation complète de la route Ngaoundéré-Garoua. Une colonne vertébrale pour les échanges commerciaux et la mobilité dans la région. Un chantier suivi de près, sous le regard exigeant du Ministre et des usagers.



