Le Conseil national de la communication (CNC) a tranché.
L’instance de régulation des médias interdit désormais toute promotion de produits et services de santé.
La décision a été prise lors de la 51e session ordinaire du 13 août 2026.
Le régulateur est formel. Toute publicité pour les médicaments, les officines et les pratiques médicales est proscrite.
Une mesure radicale
Le CNC demande aux promoteurs des médias de cesser sans délai la diffusion de ces messages promotionnels.
Cette interdiction s’applique à tous les supports. Presse écrite, radio, télévision, affichage, cinéma et tous les moyens de communication destinés au grand public sont concernés.
L’article 43 de la loi n°2006/018 du 29 décembre 2006 est clair.
Il interdit toute publicité en faveur des structures sanitaires et des pratiques médicales.
L’Ordre des médecins à l’origine du rappel
L’Ordre national des médecins du Cameroun (ONMC) avait tiré la sonnette d’alarme.
Face à l’ampleur du phénomène, son président, le Dr Rodolphe Fonkoua, avait interpellé les pouvoirs publics.
Une correspondance a été adressée au ministre de la Communication, Emmanuel Sadi.
La réaction du CNC ne s’est pas fait attendre.
Une réponse rapide et saluée
Du côté de l’ONMC, on se félicite de cette prompte réaction.
L’institution médicale salue cette synergie d’action.
L’objectif est clair : promouvoir une médecine responsable au service des populations.
Des pratiques jugées dangereuses
Le CNC dénonce la multiplication des contenus sanitaires jugés dangereux dans les médias.
Des émissions, des spots publicitaires et des témoignages non vérifiés attribuent des propriétés curatives ou miraculeuses à des produits sans fondement scientifique.
Ces pratiques « entretiennent délibérément la confusion entre l’information journalistique et la publicité », selon le régulateur.
Elles incitent à l’automédication et constituent « une menace grave pour la santé publique ».
Des sanctions possibles
Le CNC prévient qu’il est « résolument déterminé à mettre en œuvre, le cas échéant, toutes les sanctions prévues par la réglementation en vigueur ».
Les médias sont appelés à veiller strictement au respect des dispositions légales et réglementaires.
Un rappel nécessaire
Malgré l’interdiction inscrite dans la loi depuis 2006, les publicités pour les produits de santé continuaient d’envahir les médias.
Les réseaux sociaux ont amplifié le phénomène.
Ce rappel à l’ordre du CNC vise à mettre fin à ces dérives.
Nous y reviendrons.