La 30ᵉ session du Comité de Suivi des Importations des Produits Pétroliers (CSIPP) s’est tenue le 24 juillet 2026 à Douala. Placée sous la direction de la Directrice générale adjointe de la CSPH, Mme Diane Valérie OBAM, la réunion a réuni l’ensemble des acteurs institutionnels et opérationnels du secteur afin d’examiner la situation des approvisionnements et de tracer les priorités pour les semaines à venir.
Un cadre institutionnel au service de la sécurité énergétique
Créé par arrêté conjoint en 1998, le CSIPP est l’instance chargée de coordonner et de suivre les importations de produits pétroliers destinés au marché camerounais. La session du 24 juillet a rassemblé, autour de la Caisse de Stabilisation des Prix des Hydrocarbures (CSPH), les principaux acteurs du secteur aval : ministères de l’Eau et de l’Énergie (MINEE), du Commerce (MINCOMMERCE) et des Finances (MINFI), la Société Camerounaise des Dépôts Pétroliers (SCDP), la raffinerie nationale SONARA, ainsi que les marketers et importateurs.
La CSPH, établissement public créé en 1974, assure à la fois la régulation des prix et le suivi de l’approvisionnement national. La SCDP, unique opératrice de stockage et de distribution à l’échelle nationale, dispose d’une capacité de 242 000 m³ de produits liquides et de près de 4 000 tonnes de GPL.
Sept points à l’ordre du jour pour une logistique maîtrisée
Les travaux ont porté sur sept dossiers structurants :
· Validation du rapport de la 29ᵉ session et examen des recommandations antérieures.
· Analyse des stocks disponibles auprès de la SCDP et de la SONARA, avec un bilan détaillé des réceptions maritimes entre le 18 juin et le 23 juillet 2026.
· Validation du planning prévisionnel des réceptions jusqu’au 31 août 2026, afin d’anticiper les besoins et d’éviter toute tension sur la chaîne d’approvisionnement.
Deux priorités majeures pour les prochaines semaines
1. Une exigence de ponctualité logistique
Le Comité a insisté sur le respect strict des plannings de réception, objectif affiché : réduire les temps d’attente des navires à la bouée de base de Douala. Une communication renforcée sur la fluidité de la chaîne d’approvisionnement a également été demandée, afin de garantir une meilleure coordination entre les différents opérateurs.
2. La sécurisation du pétrole lampant, une denrée sensible
Lors des échanges, le MINEE a mis l’accent sur la disponibilité du pétrole lampant, produit fortement subventionné par l’État (prix plafonné à 350 F CFA le litre, contre un coût réel supérieur à 750 F CFA). La ligne directrice rappelée par le ministère est claire : « Il vaut mieux disposer d’un excédent de pétrole lampant que de se retrouver en situation de rupture. » Cette position s’inscrit dans la continuité des mesures prises depuis août 2025, qui ont limité les achats par usager à 10 litres afin de lutter contre les détournements.
Un engagement collectif pour la régularité des approvisionnements
Cette 30ᵉ session du CSIPP témoigne de la volonté des pouvoirs publics et des opérateurs privés de maintenir une chaîne logistique résiliente et de prévenir toute pénurie sur le territoire national. La prochaine échéance est déjà fixée : le suivi des plannings de réception jusqu’à fin août sera scruté, avec pour objectif permanent d’assurer la disponibilité des carburants et du pétrole lampant pour l’ensemble des Camerounais.
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