Ce mercredi 21 octobre, la matinée a viré au cauchemar au Lycée Technique de Nsam, à Yaoundé. Une décision disciplinaire a précédé un accident d’une violence extrême. Trois jeunes ont perdu la vie sous les roues d’un poids lourd, plongeant la communauté éducative dans le désarroi et le deuil.
Une expulsion aux conséquences dramatiques
Selon un témoin direct, un élève bravait régulièrement l’interdiction d’accéder à l’établissement à bord de sa moto. Ce matin-là, la proviseure interpelle le jeune conducteur. L’administration le somme de quitter immédiatement les lieux pour ce manquement au règlement intérieur.
Le jeune homme obtempère et quitte l’enceinte scolaire. Deux camarades prennent place derrière lui sur l’engin à deux roues. Quelques secondes après avoir franchi le portail principal, un camion les percute de plein fouet. Le choc est d’une brutalité inouïe.
Un bilan humain terrifiant
Le drame ne laisse aucune chance aux victimes. L’un des adolescents meurt sur le coup, projeté contre l’asphalte. Des témoins transportent d’urgence un second élève blessé dans l’enceinte même du lycée, où il rend son dernier souffle. Le troisième succombe à ses blessures peu après son admission à l’hôpital.
En l’espace de quelques minutes, trois trajectoires scolaires s’arrêtent net sur la chaussée. L’onde de choc gagne immédiatement les couloirs du lycée. La stupeur cède très vite la place à l’incompréhension et à la colère.
Émeutes, pillages et intervention policière
La nouvelle du décès du camarade ramené dans l’établissement met le feu aux poudres. Des dizaines d’élèves ivres de rage déclenchent une émeute. Les insurgés saccagent plusieurs bureaux administratifs, emportent du matériel informatique et détruisent des outils didactiques.
Devant ce chaos grandissant, les forces de maintien de l’ordre interviennent en urgence. Les éléments de sécurité évacuent massivement les lieux, usant de fermeté pour disperser la foule et sécuriser le périmètre de l’établissement.
L’administration muette face aux interrogations
Ce drame soulève de lourdes questions sur la gestion administrative de la sécurité aux abords de l’école. Pourquoi avoir expulsé ces élèves directement sur une voie à fort trafic sans encadrement préventif ? La responsabilité de l’établissement suscite de vivres controverses.
Nos tentatives répétées de joindre la proviseure sont restées vaines jusqu’à présent. L’administration refuse pour l’heure de s’exprimer, tandis que la population attend avec exigence des réponses claires sur les circonstances exactes de cette tragédie.