La lutte contre les violences faites aux femmes change de dimension. Le Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille (MINPROFF) ne veut plus agir seul. Ce mercredi 14 octobre 2026, l’institution a posé les bases d’une riposte collective.
Une mobilisation à double niveau
Sous la présidence du Secrétaire Général du MINPROFF, une réunion de concertation s’est tenue à Yaoundé. L’objectif était clair : renforcer les mesures gouvernementales face aux féminicides et aux Violences Basées sur le Genre (VBG).
Autour de la table, les partenaires habituels ont répondu présents. On note la présence remarquée de l’ACAHIJEC, de l’ACAFEJ, de l’Association des Femmes Juristes, du Réseau des Femmes Élues d’Afrique et de l’association BAYAM SELAM. Ces organisations de la société civile ont uni leurs forces aux membres de l’équipe de travail ministérielle.
Quatre axes pour une riposte globale
Les discussions ont accouché d’une stratégie structurée autour de quatre piliers fondamentaux. Cette approche méthodique vise à colmater les brèches existantes.
D’abord, la prévention et le changement de mentalités occupent le devant de la scène. Il s’agit de s’attaquer à la racine du mal. Les stéréotypes et les comportements qui nourrissent les violences sont directement ciblés.
Ensuite, la protection immédiate des victimes devient une priorité opérationnelle. Les mécanismes d’assistance et de mise en sécurité doivent gagner en efficacité. L’urgence est de soustraire les femmes et les filles au danger.
Par ailleurs, la réponse judiciaire doit monter en puissance. Les participants ont insisté sur une prise en charge appropriée des procédures. La lutte contre l’impunité est présentée comme un impératif catégorique pour restaurer la confiance.
Enfin, la collecte de données et le suivi complètent ce dispositif. Sans chiffres fiables, aucune politique publique ne peut être évaluée. Ce pilier doit permettre de mieux documenter le phénomène et d’orienter les interventions futures.
Vers une synergie d’action
Cette concertation marque un tournant dans la méthode. Le MINPROFF cherche à faire émerger des stratégies concrètes et coordonnées. Il ne s’agit plus seulement de réagir, mais d’anticiper.
La mobilisation des pouvoirs publics et des acteurs de la société civile autour d’une même table traduit une volonté politique forte. L’enjeu est de taille : offrir une réponse plus efficace et plus rapide face à l’urgence sécuritaire et sociale.
Prévenir, protéger, sanctionner et suivre. Ce triptyque, élargi au suivi, résume désormais l’action gouvernementale. Ensemble, les acteurs s’engagent pour une société sans féminicides ni violences basées sur le genre.



