Grand-Zambi : 200 MW nécessaires pour les projets miniers

Comment assurer une énergie suffisante, stable et compétitive pour transformer les minerais au Cameroun ?
Cette question était au cœur de la visite effectuée le 20 août 2026 par le Ministre de l’Eau et de l’Énergie, Gaston Eloundou Essomba, sur le site minier de Grand-Zambi, dans l’arrondissement de Bipindi.

Les projets présentés sur place affichent des besoins colossaux. Ils exigent au total 200 MW de puissance. Ce montant se répartit comme suit : 100 MW pour Fifinda, 50 MW pour Boron et 50 MW pour Grand-Zambi. Une telle demande ne peut reposer sur une seule solution.

Produire plus et encourager l’autoproduction

Pour y répondre, le MINEE mise sur deux leviers complémentaires. Le premier est l’augmentation de la production nationale d’électricité. Le second est l’autoproduction par les grands industriels. G-Stones est ainsi encouragée à développer ses propres capacités, notamment hydroélectriques, afin de couvrir une partie de ses besoins.

Autoproduire ne signifie toutefois pas s’isoler du réseau. L’option privilégiée est celle d’un système intégré. En cas d’insuffisance de la production propre, le réseau public peut prendre le relais. En cas d’excédent, l’énergie produite par l’industriel est valorisée sur le réseau national.

Cette stratégie s’appuie aussi sur le renforcement de l’offre publique. Le projet visant à porter la capacité de la centrale à gaz de Kribi à au moins 620 MW en est un exemple clé.

De l’énergie pour transformer et créer des emplois

L’enjeu dépasse la simple fourniture d’électricité. À Grand-Zambi, G-Stones ambitionne d’aller au-delà de l’extraction. L’objectif est de transformer davantage le minerai de fer sur place. Le gisement est évalué à environ 150 millions de tonnes de magnétite.

Les retombées en matière d’emploi sont significatives. Selon les chiffres évoqués lors de la visite, 1 600 emplois directs sont annoncés. Des perspectives à 3 000, puis 5 000 emplois directs sont également évoquées.

La visite s’est déroulée en présence de Félix Nguele Nguele, Gouverneur de la Région du Sud, de Bouba Haman, Préfet du département de l’Océan, des responsables de G-Stones Resources, de la SONATREL, ainsi que des experts du MINEE.

Une même équation pour l’industrialisation

La veille, la sécurisation énergétique du Complexe industrialo-portuaire de Kribi avait été examinée. Grand-Zambi met en évidence la même équation. L’industrialisation requiert une énergie disponible, sécurisée et compétitive.

La réponse explorée associe donc production publique, autoproduction privée et réseau interconnecté. L’objectif est clair : permettre au Cameroun de transformer davantage ses ressources sur place, conserver la valeur ajoutée et créer des emplois.

 

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