Bamenda, Cameroun – Les autorités de la région du Nord-Ouest ont procédé à la destruction d’un important lot de produits pharmaceutiques illicites, marquant une avancée significative dans la lutte contre le commerce illégal de médicaments et la protection de la santé publique.
L’opération, menée le 31 juillet 2026, fait suite à une saisie effectuée par le commissaire central de Bamenda lors d’opérations de contrôle menées dans sa circonscription. La valeur marchande estimée des produits détruits s’élève à 28 152 570 FCFA.
Un processus encadré par le comité régional
Préalablement à la destruction, le Comité régional de lutte contre les drogues illicites et autres produits pharmaceutiques s’est réuni le 27 juillet 2026 pour examiner le dossier et s’assurer du respect de toutes les procédures légales et techniques. L’exercice de destruction s’est déroulé en présence des membres du Comité ainsi que des autorités administratives, sanitaires, sécuritaires et judiciaires compétentes, garantissant ainsi la transparence et la redevabilité tout au long du processus.
Un fléau aux conséquences désastreuses
Cette opération s’inscrit dans un contexte national préoccupant. Entre 2020 et fin 2025, les douanes et les services de santé camerounais ont saisi près de 8,7 milliards de FCFA de médicaments contrefaits. Le pays perd chaque année environ 33 milliards de FCFA en raison du commerce illicite de produits pharmaceutiques.
Les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest sont particulièrement vulnérables, le contexte de crise sociopolitique favorisant le trafic illicite et la banalisation des stupéfiants parmi les jeunes.
Les objectifs majeurs de cette destruction
Cette opération poursuit plusieurs objectifs essentiels :
- Protéger la population contre les médicaments contrefaits, périmés, de qualité inférieure ou distribués illégalement ;
Réduire les risques d’échec thérapeutique, de résistance aux antimicrobiens, d’intoxication et de décès évitables ;
Faire respecter la réglementation pharmaceutique et renforcer la collaboration entre les services administratifs, sanitaires, judiciaires et sécuritaires ;
Dissuader les réseaux et les individus impliqués dans ce trafic illicite.
Appel à la vigilance citoyenne
Le Comité régional réaffirme son engagement à intensifier la surveillance, à renforcer la coopération intersectorielle et à sensibiliser la population aux dangers liés à l’achat de médicaments provenant de sources non autorisées.
Les autorités appellent le public à se procurer ses médicaments uniquement dans les pharmacies et établissements de santé légalement agréés, et à signaler toute activité suspecte liée au trafic illicite aux services compétents.
Cette destruction constitue une étape déterminante dans la lutte contre la contrefaçon médicamenteuse au Cameroun, alors que le pays poursuit le renforcement de son cadre réglementaire et de ses dispositifs de contrôle pour préserver la santé de ses citoyens.



