𝐋𝐞 𝐆𝐨𝐮𝐯𝐞𝐫𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐥𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐥𝐞 𝐏𝐫𝐨𝐣𝐞𝐭 𝐁𝐚𝐧𝐪𝐮𝐞 𝐀𝐟𝐫𝐢𝐜𝐚𝐢𝐧𝐞 𝐝𝐞 𝐃𝐞́𝐯𝐞𝐥𝐨𝐩𝐩𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 – 𝐎𝐫𝐠𝐚𝐧𝐢𝐬𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐈𝐧𝐭𝐞𝐫𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐌𝐢𝐠𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐝’𝐀𝐩𝐩𝐮𝐢 𝐚̀ 𝐥𝐚 𝐦𝐨𝐛𝐢𝐥𝐢𝐬𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐙𝐋𝐄𝐂𝐀𝐅 𝐚𝐮 𝐩𝐫𝐨𝐟𝐢𝐭 𝐝𝐮 𝐂𝐨𝐦𝐦𝐞𝐫𝐜𝐞 𝐭𝐫𝐚𝐧𝐬𝐟𝐫𝐨𝐧𝐭𝐚𝐥𝐢𝐞𝐫
Yaoundé, 6 octobre 2026. Le ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, lance le PAMOZ. La cérémonie se tient au siège du Conseil économique et social. Le projet cible le commerce transfrontalier. Il associe la BAD et l’OIM. Objectif : transformer les corridors frontaliers en espaces d’opportunités.
Plusieurs ministres sont présents. Il y a Grégoire Owona, Dr Taïga, Marie-Thérèse Abena Ondoa, Pauline Irène Nguene et Achille Bassilekin III. Des ambassadeurs, le chef de mission de l’OIM et le représentant de la BAD répondent aussi présents. Des acteurs privés et institutionnels participent. Le lancement devient une concertation de haut niveau.
Un financement BAD, une mise en œuvre OIM
La BAD finance. L’OIM exécute. Le projet vise la ZLECAF. Il cible l’inclusion économique. Il renforce la résilience dans les zones fragiles. Il prévoit des actions sur des corridors stratégiques. Il soutient petits commerçants, jeunes et femmes.
Ensuite, le dispositif mise sur la mobilité humaine. Il lie commerce, migration et développement. Il s’appuie sur les communautés économiques régionales. Il veut une gestion durable des frontières. Il cherche à rendre la ZLECAF plus concrète pour les populations.
La ZLECAF, instrument du commerce intra-africain
Le ministre rappelle la genèse. En janvier 2012, au 18e sommet de l’Union africaine, les chefs d’État lancent la BIAT et la ZLECAF. Objectif : réduire la fragmentation des marchés. Renforcer les échanges intra-africains. Transformer localement les matières premières. Améliorer la compétitivité des entreprises.
Au plan national, la SND30 2020-2030 sert de boussole. Elle mise sur la transformation locale. Elle promeut la consommation locale. Le ministre établit un parallèle avec la ZLECAF. Il parle d’une convergence de visions.
Puis, il pose les chiffres. La ZLECAF représente 1,3 milliard de personnes. Son PIB frôle 3 000 milliards de dollars. Les échanges ont démarré le 1er janvier 2021. En 2050, l’Afrique comptera 2,5 milliards d’habitants. Le continent peut devenir une puissance commerciale. Mais rien n’est automatique.
Cameroun : atouts et corridors stratégiques
Le Cameroun possède une façade maritime. Il dispose d’infrastructures logistiques. Il joue un rôle de plateforme régionale. Il devient une porte d’entrée pour le Tchad et la République centrafricaine. Les corridors Douala-N’Djamena et Douala-Bangui sont stratégiques. Ils doivent combiner mobilité, facilitation des échanges, entrepreneuriat et développement territorial.
Par ailleurs, le pays veut capitaliser sur sa position. Il peut servir de laboratoire pour la ZLECAF. Il peut attirer les investissements. Il peut connecter les marchés enclavés. Mais il doit coordonner les administrations. Il doit impliquer le secteur privé.
Femmes, jeunes et petits commerçants au cœur du dispositif
Le projet cible les populations frontalières. Il mise sur les petits commerçants. Il inclut les femmes et les jeunes. Il veut renforcer leur résilience. Il s’appuie sur les communautés économiques régionales. Il met l’accent sur les données de mobilité.
En clair, le PAMOZ veut créer des ponts. Il relie migration et commerce. Il relie inclusion et développement. Il relie gouvernance et sécurité. Les bénéficiaires deviennent des acteurs de l’intégration. Leur réussite dépendra de l’accompagnement.
Les questions en suspens
L’annonce est claire. Le calendrier reste à préciser. Le budget exact n’est pas détaillé. Les premiers corridors pilotes restent à confirmer. Les mécanismes de suivi méritent attention.
Comment mesurer l’impact sur les petits commerçants ? Comment protéger les migrants ? Comment coordonner BAD, OIM, États et société civile ? Voilà les enjeux de la phase opérationnelle. L’enquête devra suivre les engagements. Elle devra vérifier les résultats sur le terrain.
Enfin, le ministre se veut optimiste. Pour lui, le PAMOZ peut faciliter le commerce transfrontalier. Il peut rendre la ZLECAF effective. Il peut renforcer l’intégration sous-régionale. Les retombées pour les femmes et les jeunes sont évidentes. « Il y a du grain à moudre », résume-t-il. Dès lors, le rendez-vous est pris.



