Bonabassem : le corps de son concubin attendait le pasteur.

Une découverte macabre secoue le quartier Bonabassem, situé dans le premier arrondissement de Douala. Dimanche dernier, les éléments des Équipes d’intervention rapide (ESIR) ont pénétré dans un domicile baigné d’un silence suspect. À l’intérieur, la patrouille a trouvé la dépouille d’un homme prénommé Aurélien. La scène d’horreur dissimulait une réalité plus troublante encore : la compagne du défunt avait sciemment laissé le corps derrière elle en quittant le logement quelques heures plus tôt.

Une fuite orchestrée vers le marché central

Cette femme exerce comme couturière au marché central de Douala. En début de matinée, elle a fermé la porte du domicile familial sans alerter le voisinage. Elle a ensuite rejoint son lieu de travail comme si de rien n’était. Les premiers éléments du dossier révèlent qu’elle n’a sollicité aucun secours médical. Elle n’a pas non plus prévenu les autorités compétentes après le décès constatés de son partenaire.

L’illusion tragique de la résurrection miracle

Cependant, son départ précipité ne relevait pas d’une tentative d’évasion. L’enquête met en lumière une emprise spirituelle radicale. La couturière espérait fermement un miracle au cours de la journée. Selon des témoignages recueillis sur place, elle attendait la venue de son leader religieux. Ce dernier lui aurait promis de ressusciter Aurélien par la prière. L’illusion a pris fin avec l’arrivée des forces de l’ordre, alertées par des voisins intrigués par des anomalies inquiétantes.

L’enquête policière s’accélère à Douala

Par conséquent, les enquêteurs ont immédiatement scellé les lieux du drame. Les forces de police cherchent désormais à établir les causes exactes du décès d’Aurélien. Par ailleurs, les services d’investigation tentent d’identifier le fameux pasteur pour déterminer son niveau de responsabilité. Ce drame relance le débat sur les dérives sectaires et l’emprise des faiseurs de miracles dans la capitale économique.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *