Sous une pluie fine, Paul Atanga Nji pose le pied à Bamenda. Ce dimanche 4 octobre 2026, le ministre de l’Administration territoriale entame une visite officielle dans le Nord-Ouest. Dès son arrivée, le gouverneur Adolphe Lele Lafrique l’accueille. Autour de lui, le préfet de la Mezam, les sous-préfets, les forces de défense et de sécurité, le maire, les chefs traditionnels et les leaders religieux. Un dispositif dense. Mais derrière le protocole, la visite prend une autre dimension. Elle est humaine. Elle est sécuritaire.
Une mission envoyée par le couple présidentiel
Paul Atanga Nji ne vient pas seul. Il porte un message. Le couple présidentiel l’envoie auprès des populations du Nord-Ouest. Sa mission : apporter le réconfort de la Nation. Au nom du chef de l’État et de son épouse, le MINAT doit tendre la main aux personnes vulnérables. Dans une région marquée par des années de tensions, ce geste symbolique compte. Il vise à rappeler la présence de l’État. Il veut aussi écouter les besoins réels.
Hôpital régional de Bamenda : constater les dégâts
Ensuite, l’agenda du ministre se précise. Il se rendra au chevet de l’hôpital régional de Bamenda. Un incendie a durement touché l’établissement. Sur place, Paul Atanga Nji doit constater les dégâts. Il doit aussi porter un message de solidarité du gouvernement. Cette étape revêt un enjeu fort. L’hôpital reste une structure vitale pour les habitants. Sa reconstruction ou son fonctionnement préoccupe les populations.
Sécurité : une réunion à huis clos
Par ailleurs, la visite ne s’arrête pas au volet humanitaire. Un moment clé attend le ministre. Il participe à une réunion à huis clos sur la situation sécuritaire. Les autorités administratives et les responsables des forces de défense et de sécurité prennent part aux échanges. Objectif : faire le point. Les discussions doivent permettre d’évaluer les défis. Elles doivent aussi définir les priorités. Dans le Nord-Ouest, la sécurité reste une question sensible. Chaque décision pèse sur la vie quotidienne.
Moto-taximen : une rencontre très attendue
Enfin, Paul Atanga Nji doit rencontrer le syndicat des moto-taximen. Ces acteurs occupent une place centrale à Bamenda. Ils transportent les habitants. Ils connaissent les quartiers. Et ils sentent les tensions. Leur rencontre avec le MINAT est donc très attendue. Les échanges porteront sans doute sur leurs conditions de travail. Ils aborderont aussi les préoccupations sécuritaires. Et peut-être les attentes sociales.
Ce qu’il faut retenir
La visite de Paul Atanga Nji à Bamenda combine plusieurs urgences. Elle apporte un message de solidarité. Elle évalue les dégâts après l’incendie de l’hôpital régional. Et elle traite la question sécuritaire. Elle écoute les moto-taximen. En somme, elle place l’État au contact direct des populations du Nord-Ouest. Une visite à suivre. Car ses effets concrets se mesureront dans les jours à venir.



