Guirvidig-Pouss : un ultimatum tombe sur le chantier
Le ministre des Travaux publics, Emmanuel Nganou Djoumessi, serre la vis. Il exige un chronogramme d’achèvement. La cible : l’aménagement de la section Guirvidig-Pouss. La consigne est tombée ce mercredi 23 septembre 2026. Elle vise directement Xinjiang Communication Construction Group.
Un chantier sous haute surveillance
Le ministre préside la revue des projets routiers à financement conjoint. Trois régions sont concernées : l’Extrême-Nord, le Nord et l’Adamaoua. Toutes les parties prenantes participent aux échanges. Dans ce lot, le dossier Guirvidig-Pouss focalise les tensions.
42 % d’avancement, un retard qui pèse
Les travaux affichent 42 % d’avancement. Ils accusent pourtant un retard. La section s’étend sur 30,86 km. Elle inclut les voiries de Maga et de Guirvidig. L’ensemble appartient à l’aménagement de la route Maroua-Bogo-Pouss.
Ce que doit contenir le chronogramme exigé
Face à cette situation, le maître d’ouvrage pose ses conditions. Le document doit lister les contraintes qui freinent le chantier. Il doit organiser les travaux restants. En outre, il doit préciser les ressources humaines et matérielles nécessaires pour terminer le projet.
Xinjiang promet huit mois, le MINTP promet un accompagnement
L’entreprise Xinjiang promet une fin dans huit mois maximum. Le MINTP promet, lui, de prendre toutes les mesures nécessaires. Il veut accompagner l’entreprise dans cette lancée. Mais les promesses ne suffisent plus. Le retard pèse déjà sur les usagers.
## 24 milliards FCFA et un financement conjoint
Par ailleurs, le coût du projet donne la mesure de l’enjeu. L’enveloppe totale atteint 24 065 884 327 FCFA HT. L’État du Cameroun et la Banque africaine de développement (BAD) cofinancent les travaux. Chaque mois perdu pèse donc sur les finances publiques.
Pour l’Extrême-Nord, l’enjeu dépasse la route
Dès lors, le chronogramme devient un test de crédibilité. Il montrera si l’entreprise peut rattraper le temps perdu. Il dira aussi si le MINTP tient son rôle de régulateur. Pour l’Extrême-Nord, l’enjeu dépasse la simple route. Il concerne le désenclavement et la mobilité des populations.
Un test de crédibilité pour l’entreprise et l’État
En définitive, Guirvidig-Pouss reste sous haute surveillance. Le ministre fixe une condition claire. L’entreprise doit produire un chronogramme d’achèvement des travaux. Sans document précis, le retard pourrait perdurer. Les populations attendent des actes, pas des promesses.



