L’entreprise SOTCOCOG passe à la vitesse supérieure sur le chantier de la section Mora-Tchakamari. Alors que les équipes attendent un dernier chargement de bitume, les travaux de signalisation ont débuté ce 8 septembre 2026.
Une course contre la montre
La pression est forte. Le groupement SOTCOCOG doit livrer ce tronçon de 25 kilomètres, premier lot de la vaste route Mora-Dabanga-Kousseri. Ce corridor est stratégique. Il relie le Cameroun au Tchad via la Nationale 1.
Pour tenir les délais, les équipes redoublent d’efforts. « Les travaux de chaussée se poursuivent avec le renforcement par géo-grille et la mise en œuvre de la couche de roulement », indique un récent rapport. Fin août, le projet affichait déjà un taux d’avancement de 88,85 %.
Un chantier sous haute surveillance
Le ministre des Travaux publics, Emmanuel Nganou Djoumessi, suit le dossier de près. Lors d’une visite en mai, il avait prescrit l’achèvement des travaux de chaussée pour fin juin 2026. Objectif : se concentrer ensuite sur la signalisation.
Les équipes de SOTCOCOG sont désormais pleinement mobilisées sur cette phase finale. La mise à niveau des accotements est déjà achevée sur toute la section. Reste à poser la couche de roulement définitive, une fois le bitume réceptionné.
Un projet colossal
Ce chantier s’inscrit dans le Projet d’amélioration de la connectivité, de la résilience et de l’inclusion dans la région de l’Extrême-Nord (PACRI). Financé par la Banque mondiale à hauteur de 198 milliards de FCFA, il prévoit la reconstruction de près de 205 kilomètres de route.
L’enjeu est bien plus que routier. « L’axe Mora-Dabanga-Kousseri est un corridor commercial stratégique vers le Tchad et le Nigeria », souligne une analyse. Sa réhabilitation va dynamiser les échanges transfrontaliers de toute la région.
Les prochaines étapes
L’arrivée du bitume est désormais le dernier verrou. Dès sa réception, SOTCOCOG pourra achever la couche de roulement. La signalisation, déjà engagée, sera finalisée en parallèle.
Les autres sections du projet suivent leur cours. Entre Tchakamari et Kousseri, les entreprises poursuivent les études et les installations de chantier. La route Mora-Dabanga-Kousseri, longtemps décrite comme un « chemin de croix », devrait bientôt retrouver un visage neuf.


