Soa, 19 août 2026 – Le ministère de l’Environnement a tenu une session cruciale ce mercredi. Le Comité de pilotage du Programme à impact pour la gestion intégrée des paysages forestiers s’est réuni à Soa. Le ministre HELE Pierre a présidé cette rencontre.
Cette cinquième session ordinaire avait un double objectif. D’abord, évaluer l’avancement du projet après quatre ans d’exécution. Ensuite, valider les perspectives pour l’année à venir.
Lancé le 28 avril 2022, ce projet structurant s’étale sur six ans. Sa mission est ambitieuse : catalyser un changement transformationnel durable. Il vise la conservation et la gestion des écosystèmes forestiers du Bassin du Congo.
Une approche coordonnée est privilégiée. Le Cameroun travaille main dans la main avec ses voisins. RDC, RCA, Gabon, Guinée équatoriale et Congo sont tous impliqués.
Un taux de réalisation de 66%
Le bilan est positif. Le projet affiche un taux de progression globale de 66% pour les quatre premières années. Ce chiffre témoigne d’une avancée solide vers les objectifs fixés.
Plusieurs domaines enregistrent des résultats encourageants. L’environnement, la conservation de la biodiversité et le volet social sont particulièrement concernés.
1,19 million d’hectares mieux protégés
L’efficacité de gestion s’est nettement améliorée. Pas moins de 1,19 million d’hectares d’aires protégées sont concernés. Les Parcs nationaux bénéficient d’une attention renforcée.
Les efforts de reboisement portent leurs fruits. 16 000 arbres ont été plantés. Parmi eux, 4 300 pieds d’ébène et 11 700 arbres fruitiers. Ces plantations restaurent 34 hectares de terres dégradées.
Des retombées sociales significatives
Le projet touche directement les populations. Plus de 40 000 bénéficiaires ont été touchés depuis le début. Près de la moitié sont des femmes.
Ces dernières participent activement aux initiatives. Renforcement des capacités, autonomisation économique et gouvernance communautaire sont au cœur du dispositif.
Les revenus issus des Produits Forestiers Non-ligneux (PFNL) sont en hausse constante. Dans les segments du Tri-National de la Sangha (TNS) et du Tri-National Dja-Minkebe-Odzala (TRIDOM), les ventes ont généré plus de 220 000 000 FCFA.
Une baisse du braconnage constatée
La participation des communautés locales au braconnage a diminué. Cette tendance positive est soutenue par la stabilité des populations de grands et moyens mammifères. Les Parcs nationaux voient leur faune se stabiliser.
Par ailleurs, la cohésion sociale se renforce. La gestion des ressources naturelles crée des liens. Les biens communautaires sont mieux préservés.
Un plan d’action pour la cinquième année
Le Rapport Annuel de la 4e année a été adopté. Les participants ont ensuite examiné le Plan de Travail Annuel Budgétisé pour la 5e année. Cette période couvre juillet 2026 à juin 2027.
Le ministre HELE Pierre a encouragé toutes les parties prenantes. Il a appelé à poursuivre le travail dans le dialogue et la synergie.
Ce projet montre la voie d’une gestion durable des forêts. Il allie protection de l’environnement et développement humain. Une équation gagnante pour le Cameroun et le Bassin du Congo.



