Selon le quatuor composé des mères de la nation Maitre Alice Nkom, Maitre Michèle Ndoki, Maitre Charlotte Tchakounté et madame Kah Wallah, la journée du 8 mars retenue pour célébrer la femme doit être l’occasion pour les mères, sœurs et filles camerounaises de se lever afin de redresser les torts de la société.
Réunies ce 21 février 2020 à Douala, les femmes du Cameroun ont décidé d’arrêter le taureau pour les cornes pour dire Non à la mort et la destruction dans le pays et Oui à la vie. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Plus de 4.000 morts dans l’Extrême-Nord, plus de 3.000 dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Et pour les enfants qui ne sont pas scolarisés ; on est à 600.000 dans les régions dites anglophones et à plus de 1.000.000 pour les autres régions.
Pour se faire entendre, le quatuor a demandé aux femmes, sœurs et filles du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest de mutualiser leurs forces et à poser des actes concrets tels que le refus d’acheter ou de porter le vêtement de la journée de la femme. En lieu et place, les femmes devront s’habiller en noir, tenue de deuil au Cameroun ; de ne participer à aucune des cérémonies, fêtes et défilés officiels et de se réunir dans leurs associations, groupes et organisations de développement.
Pour finir, il est important de se demander si cet appel au réveil qui passe par le boycott de la célébration du 8 mars sera vraiment entendu par les femmes. Quand on sait que les Camerounais tout genre confondu aime la fête. En tout cas, attendons seulement.