Les bailleurs de fonds internationaux renforcent leur soutien aux infrastructures routières camerounaises. L’Agence Française de Développement (AFD), la Banque Européenne d’Investissement (BEI) et l’Union européenne (UE) débloquent une enveloppe globale de 266,2 millions d’euros, soit environ 174,6 milliards de FCFA. Ce financement colossal cible la reconstruction du tronçon stratégique Édéa-Douala, long de 47 kilomètres. Il englobe également le chantier majeur d’un second pont sur la rivière Dibamba.
Une mission technique au cœur des négociations
Adrien Veron Okamoto, spécialiste principal des Transports au siège de l’AFD, a dévoilé cet engagement lors d’une audience de restitution ce 2 novembre 2026. L’expert conduisait une mission technique active sur le terrain du 28 au 30 octobre 2026. Jérôme Notebaert, directeur de l’AFD au Cameroun, a assisté à cette séance de travail face au ministre des Travaux publics, Emmanuel Nganou Djoumessi.
Modernisation des ouvrages et retombées pour le tissu local
D’abord, le programme modernise l’axe routier existant. Le projet inclut la réhabilitation complète du pont actuel de la Dibamba et le réaménagement du carrefour Édéa-Kribi. Par ailleurs, les entreprises étendront le chantier sur 700 mètres en direction de Douala. Les équipes installeront aussi une station de pesage digitalisée à Missolé 2 pour réguler le trafic poids lourds. En outre, le plan réserve une provision de 5 % du coût total des travaux au réseau secondaire. Cette somme financera l’amélioration des voies communales et impliquera directement les petites et moyennes entreprises locales.
Une synergie financière au calendrier resserré
Sur le plan financier, l’AFD apporte le contingent le plus élevé avec 125 millions d’euros. De son côté, la BEI injecte 100 millions d’euros, tandis que l’UE accorde une subvention de 39,2 millions d’euros. Le Fonds routier camerounais apporte un complément budgétaire à cette enveloppe tripartite. Désormais, l’ensemble des acteurs accélère les procédures administratives pour concrétiser ce calendrier. Les autorités prévoient le lancement effectif du chantier entre juin et juillet 2027.
Un levier stratégique pour le corridor Douala-Bangui
Enfin, cet axe constitue le cœur économique des échanges sous-régionaux. Le ministre des Travaux publics qualifie cette opération d’investissement hautement stratégique pour le pays. En fluidifiant la circulation sur le corridor Douala-Bangui, le gouvernement entend dynamiser le transit des marchandises, sécuriser les usagers et soutenir la croissance nationale.



