En marge de l’inauguration du pont sur le fleuve Nyong
, le ministre des Travaux publics a annoncé un plan d’investissement de 2,84 milliards FCFA pour les routes du département. Trois axes majeurs sont prioritaires : construction, entretien et études techniques.
Yaoundé, 6 août 2026 – C’était un jour de fête, ce 5 août 2026, sur les rives du fleuve Nyong à Malombo. Venus en masse des arrondissements du Nyong-et-Kellé, mais aussi des départements voisins, des centaines de riverains ont assisté à la mise en service officielle du pont, un ouvrage moderne de 160 mètres de long qui met fin à des décennies de traversées périlleuses en pirogue. « Ce pont nous redonne de l’espoir », a confié un habitant, résumant l’émotion générale.
Mais au-delà de la symbolique de cet événement, le ministre des Travaux publics, Emmanuel Nganou Djoumessi, a profité de la cérémonie pour dévoiler la feuille de route du gouvernement en matière de désenclavement routier pour l’ensemble du département.
Trois piliers pour la mobilité départementale
Le département du Nyong-et-Kellé, vaste bassin de production agricole, bénéficie d’investissements soutenus du Ministère des Travaux publics (MINTP). « Les projets routiers se réalisent et se réaliseront davantage dans le Nyong-et-Kellé », a martelé le ministre, avant de détailler les trois axes d’intervention prioritaires : la construction et réhabilitation des infrastructures, l’entretien du réseau via les ressources transférées aux collectivités territoriales décentralisées (CTD), et la réalisation d’études techniques pour le bitumage progressif des axes.
Cette stratégie se traduit déjà sur le terrain. Outre le pont de Malombo, près de 297 km de routes et 56 mètres linéaires d’ouvrages d’art sont actuellement concernés par des travaux dans les dix communes du département, pour un investissement global de 2,84 milliards de FCFA.
Des projets structurants en perspective
Le ministre a annoncé la poursuite de plusieurs chantiers majeurs. Parmi eux, la construction de trois ponts métalliques de type Acrow sur les rivières Malomba, Lihou et Télé, ainsi que la réhabilitation tant attendue de la route régionale Messondo–Eséka. Par ailleurs, des études sont en cours pour le bitumage progressif des axes prioritaires et la stabilisation de certaines routes en terre au liant hydraulique routier.
Ces annonces s’inscrivent dans une dynamique plus large. Selon des informations du MINTP, le département, qui dispose déjà de 192 km de routes bitumées, verra d’ici 2029 la construction et la réhabilitation d’environ 160 km de routes supplémentaires, sur des axes stratégiques comme Ngoumou–Otélé–Makak–Eséka.
Un pont « de l’espérance » pour toute une région
Le pont de Malombo, construit par l’entreprise chinoise China First Highway Engineering Company (CFHEC) et livré avec neuf mois d’avance sur le calendrier initial, est bien plus qu’un simple ouvrage d’art. Long de 160 mètres, il est doté d’un tablier mixte acier-béton et de deux voies de circulation, sécurisant un passage autrefois mortel.
Pour les populations locales, il symbolise la fin d’une longue période d’inquiétude. « Ce pont relie désormais le Nyong-et-Kellé, le Nyong-et-So’o et l’Océan. En tant que paysans, nous pourrons acheminer plus facilement nos produits vers les marchés », s’est réjoui un habitant. Le maire de Makak a salué un « ouvrage moderne et sécurisé » qui apporte un « soulagement immense ».
Le ministre Nganou Djoumessi a également souligné que le département bénéficie du passage de l’autoroute Yaoundé-Douala, un atout supplémentaire pour son développement économique. Avec cette feuille de route clairement établie, le gouvernement entend poursuivre ses efforts pour désenclaver durablement le Nyong-et-Kellé et stimuler son potentiel agricole.





