Miss Cameroun 2026 : Maëllys Ngo Mboui, l’outsider qui a fait tomber les barrières.

C’est un sacre qui clôt une année de turbulences. Ce samedi 19 septembre 2026, Maëllys Ngo Mboui a été couronnée Miss Cameroun 2026 au Palais des Congrès de Yaoundé. Elle succède à Audrey Black Moutongo, dans un contexte marqué par la destitution retentissante de la Miss élue en 2025.

Une finale sous haute tension

La 19ᵉ édition du concours national de beauté ne ressemblait à aucune autre. Pendant des mois, l’affaire de la destitution de Josiane Harangada Golonga a secoué le COMICA. Élue le 12 juillet 2025, elle a été déchue de son titre le 25 février 2026 pour « manquements graves et répétées aux obligations contractuelles » . Des accusations de communautarisme et des suites judiciaires ont alimenté la polémique pendant des semaines .

Dans ce climat explosif, 27 finalistes venues de toutes les régions du Cameroun et de la diaspora se sont affrontées sur la scène du Palais des Congrès . Le thème de cette édition — « Lutte contre la cybercriminalité » — résonnait comme une réponse directe aux cyberattaques dont ont été victimes les anciennes lauréates .

Le parcours d’une candidate hors norme

Maëllys Ngo Mboui n’était pas la favorite. Mais son profil a rapidement bousculé les codes du concours. Représentante de la région du Nord-Ouest, elle a d’abord été élue Miss Cameroun Diaspora France 2026 le 21 mars 2026 à Paris . Un titre qui lui a ouvert les portes de la finale nationale.

Née en France de parents camerounais, cette étudiante de 19 ans en double licence Économie-Gestion et Mathématiques-Informatique a fait de sa double culture une force . « Ce n’est pas parce qu’on est né en France, qu’on est né même à l’étranger, qu’on n’est pas connecté à nos racines », confiait-elle avant la finale .

L’engagement comme arme de séduction

Loin des clichés de la beauté pure, Maëllys Ngo Mboui a construit sa candidature sur un projet de terrain. Dès février 2026, elle lançait son initiative « Cameroonian Girls in STEAM » (CGiS), un programme destiné à briser les plafonds de verre technologiques pour les jeunes Camerounaises .

À Bamenda, elle a présidé un hackathon organisé avec l’École Polytechnique de la ville. À Yaoundé, elle a présenté sa vision du leadership féminin au Collège Vogt . Un activisme qui a transformé sa notoriété naissante en un outil de plaidoyer concret.

Un règne sous le signe de l’excellence

En succédant à Audrey Black Moutongo, Maëllys Ngo Mboui hérite d’une couronne lourde de responsabilités. Son prédécesseur, arrivé au pouvoir dans des circonstances controversées, a dû gérer l’héritage d’une affaire judiciaire qui a éclaboussé l’institution .

Mais la nouvelle Miss Cameroun 2026 incarne une autre voie. Celle d’une jeunesse camerounaise connectée, éduquée, capable de conjuguer excellence académique et engagement citoyen. Sa promesse : « une Miss au service du développement numérique et de la transition écologique du Cameroun » .

À l’heure où le Cameroun cherche des figures d’unité et de renouveau, le sacre de Maëllys Ngo Mboui envoie un signal fort. Celui d’une beauté qui ne se contente pas de défiler, mais qui construit, éduque et transforme. Reste à savoir si son règne tiendra toutes ses promesses. Une chose est sûre : la barre est désormais plus haute.

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