Madegoua porte le deuil. Dans la nuit du jeudi 17 septembre, des hommes armés ont attaqué ce village de l’arrondissement de Makary, dans le Logone-et-Chari. Ils ont tué au moins treize personnes. Une autre a survécu, blessée. Une source municipale confirme le bilan.
D’abord, l’attaque a commencé entre 1 heure et 2 heures du matin. Les habitants dormaient. Les assaillants ont ciblé des civils. Ils ont frappé sans distinction, selon les premières informations. Le bilan reste provisoire.
Ensuite, les secours ont évacué le seul survivant blessé. Ils l’ont conduit à l’hôpital privé de Mada. Il y reçoit des soins. Aucune information n’a filtré, pour l’heure, sur son état exact.
Cependant, aucun groupe n’a encore revendiqué l’attaque. Les autorités attribuent les faits à des éléments de Boko Haram. La région de l’Extrême-Nord vit sous la menace de ce groupe depuis des années. Les incursions meurtrières y sont fréquentes.
Dans ce contexte, l’enquête devra établir plusieurs points. Comment les assaillants ont-ils franchi les dispositifs de sécurité ? Pourquoi ont-ils visé Madegoua ? Ont-ils bénéficié de complicités locales ? Les enquêteurs devront recueillir des témoignages et exploiter les traces sur le terrain.
Par ailleurs, les populations locales réclament plus de protection. Elles dénoncent des attaques nocturnes récurrentes. Elles demandent aux forces de défense de renforcer leur présence. Le gouvernement n’a pas encore détaillé les mesures prises après cette nouvelle tuerie.
Pour l’heure, Madegoua compte ses morts. Les familles enterrent leurs proches. Les blessés survivent. Et l’Extrême-Nord reste une zone sous haute tension. L’enquête, elle, ne fait que commencer.

