Le spectre d’une nouvelle crise sanitaire plane sur le pays. Ce jeudi 22 octobre 2026 dès 10 heures, le ministre de la Santé publique, Manaouda Malachie, préside une réunion extraordinaire de crise. L’événement se tient à huis clos dans l’enceinte de son département ministériel à Yaoundé.
Cette convocation d’urgence fait suite à des informations alarmantes. Un cas confirmé de la maladie à virus Ebola vient d’être enregistré à Abuja, la capitale fédérale du Nigéria voisin.
Une menace frontalière imminente
Les autorités sanitaires nigériennes ont officialisé l’information le 20 octobre dernier. La patiente zéro est une diplomate de retour d’un voyage international. Admise dans un premier temps dans un hôpital privé d’Abuja, elle a reçu des soins médicaux pendant plusieurs jours avant que le verdict ne tombe.
Les analyses biologiques ont révélé une infection par la souche Bundibugyo. Ce variant rare, originक्रमe de la République Démocratique du Congo (RDC), inquiète particulièrement la communauté scientifique internationale.
Absence de traitement : le défi sécuritaire du Minsanté
Face à cette souche redoutable, la marge de manœuvre des services médicaux reste extrêmement étroite. En effet, aucun vaccin homologué ni traitement thérapeutique spécifique n’existe à ce jour contre le variant Bundibugyo.
Cependant, cette réalité médicale pousse le gouvernement camerounais à agir avec une extrême rapidité. La porosité des frontières et l’intensité des flux migratoires entre le Nigéria et le Cameroun exigent un dispositif de surveillance drastique.
Vers des mesures de riposte renforcées
Dès lors, les experts du Comité stratégique d’urgence de santé publique planchent sur des stratégies de riposte immédiate. Les discussions de ce jeudi devraient aboutir au renforcement des contrôles épidémiologiques aux postes frontaliers terrestres et aériens.
Par conséquent, les équipes médicales des zones à haut risque sont placées en alerte maximale. Le ministère de la Santé publique appelle également les citoyens à observer les consignes d’hygiène de base tout en évitant la panique. Les conclusions de cette cellule de crise sont attendues dans les prochaines heures.