Le ministre de la Santé publique, Dr Manaouda Malachie, alerte officiellement. Il cible des peintures et des aérosols vendus au Cameroun. Le Centre de Recherche et d’Éducation pour le Développement (CREPD) a mené l’enquête. Des contre-expertises ont confirmé les résultats.
Ainsi, huit marques dépassent le seuil réglementaire de 90 parties par million (ppm). Les concentrations grimpent parfois à 94 000 ppm. Ce niveau expose les utilisateurs à un danger majeur. Les enfants et les femmes enceintes restent les plus vulnérables.
Une enquête qui met huit marques sur la sellette
L’étude du CREPD a passé au crible plusieurs références commercialisées dans le pays. Huit marques affichent des teneurs hors normes. Les voici, avec les chiffres relevés.
– ABRO : aérosols entre 150 et 13 000 ppm.
– Asmaco : 32 000 ppm.
– Damond : peintures d’intérieur et d’extérieur entre 3 600 et 94 000 ppm.
– IKarlac : 3 600 ppm.
– National : entre 650 et 20 000 ppm.
– Super Email : entre 2 300 et 15 000 ppm.
– Spray Paint : 380 ppm.
– Paint Cam : colorant à 830 ppm.
Toutefois, ces relevés dépassent tous le plafond de 90 ppm. Certains atteignent des niveaux très élevés. L’écart est parfois de plusieurs centaines de fois. Pour les autorités, le risque est réel.
Des risques neurologiques et sanitaires
Le plomb s’accumule dans l’organisme. Il attaque le système nerveux. Les enfants y sont particulièrement exposés. Chez eux, l’intoxication peut provoquer des troubles de l’apprentissage. Chez les femmes enceintes, elle menace le développement du fœtus. L’anémie figure aussi parmi les effets documentés.
Dans ce contexte, le ministre appelle à la prudence. Il demande à la population de ne plus utiliser les produits incriminés. Il invite les vendeurs à respecter sans délai la réglementation. Les services compétents vont multiplier les contrôles sur tout le territoire.
Consignes, contrôles et engagements
La vigilance est de mise. Les consommateurs doivent vérifier les étiquettes. Ils doivent éviter les références citées. Les commerçants, eux, doivent retirer les produits non conformes. Les autorités promettent des sanctions.
Par ailleurs, le gouvernement réaffirme son engagement. Il veut protéger les plus vulnérables. L’alerte sanitaire ne concerne pas seulement les usagers. Elle interpelle aussi les importateurs et les distributeurs. L’enquête se poursuit.