Le réseau routier de la région de l’Extrême-Nord retient son souffle. Le Ministre des Travaux Publics (MINTP), Emmanuel Nganou Djoumessi, s’est rendu sur le terrain ce 30 octobre 2026. Sa mission : superviser personnellement l’opération de sauvetage du Pont Vert de Maroua et ordonner des mesures immédiates pour sauver cet ouvrage stratégique.
Face à la dégradation critique de l’infrastructure, l’autorité tutélaire a enclenché une intervention d’envergure. Les équipes techniques et l’entreprise mobilisée disposent désormais d’un plan d’action strict pour stopper la détérioration de l’édifice.
Un géant d’acier et de béton sous pression depuis 1950
Érigé en 1950 puis ouvert à la circulation en 1954, le Pont Vert accuse lourdement le poids des décennies. Toutefois, c’est l’effondrement tragique du pont sur le Mayo Kallio en août 2020 qui a précipité sa vulnérabilité structurelle.
Dès lors, cet ouvrage de 155,4 mètres supporte un report massif de trafic. Les poids lourds du corridor Douala–N’Djamena y transitent quotidiennement, accélérant l’usure de ses fondations et fragilisant ses poutres.
Fissures et corrosion : le diagnostic sans appel des experts
Les investigations techniques menées sur place révèlent des failles alarmantes. Les ingénieurs constatent des fissures profondes sur plusieurs poutres maîtresses, l’affouillement des appuis et une inquiétante corrosion des armatures métalliques.
Par conséquent, pour parer au pire, le MINTP a immédiatement déployé un dispositif de surveillance rapprochée. L’entreprise COMAR, en étroite collaboration avec les services techniques du ministère, assure un contrôle quotidien et rigoureux pour sécuriser l’ouvrage en attendant l’exécution complète des travaux de sauvetage.
Prochaine étape : cap sur le Mayo-Tsanaga
Au-delà de la métropole de Maroua, la mission ministérielle s’est déportée dans le département du Mayo-Tsanaga. Emmanuel Nganou Djoumessi y a inspecté l’avancement du bitumage menant à l’annexe de l’Hôpital central de Mokolo.
En somme, ces descentes sur le terrain témoignent d’une volonté manifeste de préserver les axes vitaux du septentrion. Reste à savoir si cette vaste opération de sauvetage permettra de conjurer durablement le risque d’isolement de la région.














