À Addis-Abeba, MANAOUDA Malachie pose la dernière pierre d’une participation camerounaise remarquée.

La cerise sur le gâteau. À la clôture de la 76ᵉ session du Comité régional de l’OMS pour l’Afrique, le Cameroun a marqué les esprits. Le Ministre de la Santé Publique, le Dr MANAOUDA Malachie, a livré une ultime prise de parole. Un discours qui résume l’engagement total du pays pour une Afrique plus résiliente face aux crises sanitaires.

Un exercice de transparence et de responsabilité

Devant la tribune plénière, le Ministre a présenté les progrès du Cameroun. Il a détaillé la mise en œuvre de la stratégie régionale de surveillance intégrée de la maladie et la riposte (SIMR). Cet exercice était un acte de transparence. Mais surtout, il traduisait un profond sens des responsabilités.

Le contexte est tendu. Le pays affronte simultanément plusieurs menaces sanitaires. Pourtant, il reste debout et déterminé.

Des résultats concrets sur le terrain

Le Cameroun déploie son Plan stratégique national de la SIMR pour la période 2024-2030. Ce plan s’articule autour de trois piliers majeurs : la Stratégie sectorielle de santé, la Stratégie nationale de développement 2030, et l’approche « Une seule santé ».

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Au deuxième trimestre 2026, la complétude de la notification hebdomadaire a atteint 96 %. La promptitude, quant à elle, s’élève à 82,7 %. Ces données prouvent l’efficacité des mesures prises.

Face aux menaces, le Cameroun ne baisse pas la garde

Le pays n’a pas relâché ses efforts. Il est confronté à de multiples foyers épidémiques. Le choléra sévit dans l’Extrême-Nord. La Mpox, la rougeole et la coqueluche sont également présentes. Sans oublier la menace persistante d’une importation du virus Ebola.

Pour y faire face, le Cameroun muscle ses dispositifs. Il renforce ses capacités de surveillance. Il soutient ses équipes d’intervention rapide. Il améliore aussi ses opérations d’urgence. La vigilance est permanente.

Des défis à relever sans tarder

Le Dr MANAOUDA Malachie n’a pas éludé les difficultés. Il a pointé du doigt plusieurs obstacles. L’interopérabilité des plateformes de données reste un chantier. La surveillance communautaire doit gagner en efficacité. Le financement domestique est un enjeu crucial.

Il a également évoqué les délais d’investigation. L’accès aux zones difficiles d’accès est un autre défi logistique. Tous ces points sont au cœur des préoccupations du gouvernement.

Des engagements clairs pour l’avenir

En guise de conclusion, le Ministre a pris des engagements forts. Le Cameroun généralisera l’approche 7-1-7. Ce système permet une détection et une réponse ultra-rapides. Il étendra aussi la surveillance communautaire à 80 % des districts de santé.

Le pays intégrera le transport des échantillons dans sa logistique. Il renforcera ses laboratoires pour un diagnostic plus rapide. Enfin, il institutionnalisera les simulations pour être toujours prêt.

Une voix lucide et solidaire

Ce fut la dernière intervention du Cameroun à Addis-Abeba. Mais certainement pas son dernier engagement. Le pays a porté une voix lucide, ambitieuse et solidaire.

Le Cameroun affirme sa volonté de contribuer à une Région africaine plus forte. Une région mieux préparée, plus réactive et mieux armée pour protéger ses populations. Le message est clair : le Cameroun est un acteur clé de la santé publique en Afrique.

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